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Faits divers – Justice

Procès France-Télécom : des plaies encore vivaces en Occitanie

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Par , , France Bleu Occitanie

Après le suicide de 19 employés de France Télécom entre 2008 et 2010, le procès s’ouvre aujourd’hui à Paris. Et beaucoup de salariés de l’entreprise en Occitanie ne peuvent oublier la détresse qui régnait dans les bureaux notamment à Blagnac et Albi.

Une manifestation en 2009 à Auch pour dénoncer le management "agressif" du patron de France-Télécom.
Une manifestation en 2009 à Auch pour dénoncer le management "agressif" du patron de France-Télécom. © Maxppp -

Occitanie, France

Des salariés de l’entreprise Orange venus de Haute-Garonne et de l'Aude vont manifester ce lundi devant le palais de justice de Paris. Des hommes et des femmes qui ont fait le voyage pour assister à l'ouverture du procès de l'ex-patron de France-Télécom Didier Lombard et de six cadres. 

Après le dépôt de plusieurs plaintes, la justice les accuse de harcèlement moral. Elle a retenu les cas de 39 salariés (19 suicidés, 12 tentatives de suicide et 12 victimes de dépression ou d'arrêt de travail). Lors de ce procès pour harcèlement moral, les anciens dirigeants mis en cause pour avoir mené, pendant l'exécution du plan NEXT (le passage de France Télécom à Orange) "une politique visant à déstabiliser les salariés". Ce plan devait faire partir 22.000 salariés de France Télécom.

"Il y avait une sorte de stress permanent"

À partir des années 80  Maxime Vivas a été ergonome à la direction de France Télécom délocalisée à Blagnac, près de Toulouse. Un ergonome a pour rôle d'analyser et d'améliorer les conditions de travail des salariés d'une entreprise. Et au fur à mesure, ils ont été supprimés raconte le toulousain. Et les drames ont débuté. "Le premier suicide que j'ai vécu, c'est à Blagnac, c'est un ingénieur qui a appris le soir que sa direction devait déménager à Nantes du jour au lendemain. Et personne n'en parle, il y a alors une omerta.

Maxime Vivas, ancien cadre de chez France-Télécom.

Ce management avait été pensé et décidé. Il devait même permettre aux salariés de mieux travailler estime Maxime Vivas. "J'ai vu arriver des managers qui avaient des recettes miracles. Il voulait introduire du stress pour augmenter la productivité.

Phillippe Caroff est délégué Sud à Orange à Albi. En 2008, il était délégué Sud à France Télécom. Et quand la direction d'Albi a été fermée pour être délocalisée à Toulouse, ça été très dur. Des salariés sont forcés à faire de nouveaux métiers. Et le syndicaliste a encore des souvenirs très douloureux.  

"Une collègue a tenté de se défenestrer après un appel avec client." Phillipe Caroff

Sortir de son isolement

10 ans après la vague de suicides à France Telecom, la prévention des risques psychosociaux s’est traduite par des accords d’entreprises. Mais la réalité de la souffrance au travail reste alarmante, selon Christophe Dehaese , le secrétaire de l'association des directeurs de ressources humaines en Midi Pyrénées donne des conseils pour sortir de l’isolement quand on est victime de ce type de harcèlement.

un collègue de travail lui a dit « j’aurai ta peau »

Témoignage d’une auditrice de France Bleu Occitanie qui ne sait pas comment aider un proche victime de harcèlement moral dans son entreprise

Quel moyens pour se défendre contre une personne qui est sans cesse à vous accuser de tout ?