Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

France Telecom : le fils du salarié girondin qui s'était immolé par le feu témoigne avant l'ouverture du procès

-
Par , France Bleu Gironde

Raphael Louvradoux sera présent à l'audience ce lundi à Paris pour l'ouverture du procès des ex-dirigeants de France Télécom. Le 26 avril 2011 son père Rémy s'était immolé par le feu sur le site de l'entreprise à Mérignac. Le fils espère que la justice sera la plus sévère possible.

Manif d'employés de France Télécom
Manif d'employés de France Télécom © Maxppp - maxppp

Bordeaux, France

Entre 2007 et 2011 une vague de suicide avait plongé l'entreprise dans la crise. Les salariés avaient mis en cause la direction, coupable selon eux d'un management par la terreur. A l'époque France Télécom cherchait à supprimer 22.000 postes. Bilan : 19 suicides et une douzaine de tentatives. 

Sept ex-dirigeants de l'entreprise, dont son ancien PDG Didier Lombard, vont comparaître à partir d'aujourd'hui pour harcèlement moral ou complicité de harcèlement. Le procès devrait durer plus d'un mois. 

En Gironde le 26 avril 2011 un cadre de l'entreprise s'était immolé par le feu sur son lieu de travail à Mérignac. Rémy Louvradoux avait 57 ans. Avant de passer à l'acte il avait exprimé sa détresse à de nombreuses reprises à ses collègues. Aujourd'hui son fils Raphael regrette que la justice n'ait pas retenu les accusations d'homicide involontaire.

Je n'attends pas grand chose de la justice.  Les prévenus comparaissent libre et vu les charges qui pèsent sur eux (harcèlement et complicité de harcèlement) il y a peu de chance qu'ils finissent en prison

Rémy Louvradoux estime que la justice française n'a visiblement pas les moyens de juger correctement les faits graves qui se sont déroulés au sein de l'entreprise.

Le message qui est envoyé c'est qu'on peut s'asseoir autour d'une table, dire qu'on va supprimer 22.000 postes pour dégager de l'argent et que si pour supprimer ses postes il faut pousser des gens au suicide ce n'est pas très grave

Deux associations de victimes et cinq organisations syndicales se sont portées parties-civiles dans ce procès.

Raphael Louvradoux