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Faits divers – Justice

Procès Guittard : « Ma mère a voulu la mort de mon père »

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Par , France Bleu Maine

Les deux filles de Frédéric Guittard ont témoigné, ce vendredi, devant la cour d’assises de la Sarthe. Plus de trois ans après l’assassinat de leur père, elles mettent directement en cause leur mère, Touria Rafjaoui, accusée de complicité d'assassinat dans cette affaire.

Les deux filles de Frédéric Guittard se sont exprimées à la barre de la cour d'assises de la Sarthe.
Les deux filles de Frédéric Guittard se sont exprimées à la barre de la cour d'assises de la Sarthe. © Radio France - Boris Hallier

Le Mans, France

«  Ma mère a voulu la mort de mon père. Je suis là pour qu’elle paye. » Les mots sont cinglants. Ils sont ceux de S., l’une des deux filles de Frédéric Guittard, assassiné au Mans, le 29 juin 2015.

À la barre, les deux sœurs dressent un portrait bien sombre de Touria Rafjaoui, qui les regarde, abattue, depuis le box des accusés. « Après la séparation, ce n’était plus la même personne. Elle était très jalouse. Elle avait de la haine pour mon père », raconte l’aînée. Touria Rafjaoui n’hésitait pas à le dénigrer devant ses filles, en racontant notamment sa vie sexuelle débridée. 

« Elle nous utilisait pour savoir ce que faisait mon père, qui il voyait », renchérit sa soeur. « Elle n’hésitait pas à faire du chantage affectif, du chantage au suicide.»

Le quotidien de Touria Rafjaoui est alors rythmé selon elles par « l’alcool, Badoo (site de rencontre) et le canapé ». 

« Elle nous a entraînés dans un cauchemar »

Le 29 juin, c’est la sœur aînée qui retrouve le corps de Frédéric Guittard, criblé de balles, à son domicile au Mans. « Je ne sais pas si je m’en remettrais un jour », dit-elle, avec dignité, à la barre.

Six mois après le meurtre, sa mère est placée en garde à vue. « Au début je n’y croyais pas », raconte S., 14 ans à l’époque des faits. « Pour moi c’était inimaginable, j’étais dans le déni, mais depuis le début du procès j’en suis convaincue. Elle nous a entraînées dans un cauchemar. »

« Un papa génial »

Les deux jeunes femmes ont profité de cette prise de parole pour rendre hommage à Frédéric Guittard. 

« C’était un papa génial ", se souvient l'aînée. « Il avait toujours de belles leçons de vie à nous apprendre. On rigolait, on s’amusait, on se sentait bien », raconte celle qui était étudiante en psychologie à Angers au moment des faits. "Un grand homme, toujours bienveillant", ajoute sa sœur. Avec ce procès, elle attendent "la vérité" pour faire leur deuil, expliquent-elles.

Dans le box, Touria Rafjaoui prend brièvement la parole, les larmes aux yeux : « De vous voir meurtries me meurtrit, je veux savoir la vérité comme vous ».

Le procès reprend lundi et doit se terminer le 8 février. 

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