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Procès insoutenable aux assises de la Moselle : une enfant violée par un homme avec la complicité de sa mère

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En 2012, une enfant de 5 ans a été sauvagement violée à Talange par un homme, avec l'assentiment de la mère de l'enfant. L'homme jugé vendredi soir par la cour d'assises de la Moselle a été condamné à trente ans de réclusion, sa complice, la mère, a écopé de vingt-cinq années de prison.

La cour d'assises de la Moselle au palais de justice de Metz
La cour d'assises de la Moselle au palais de justice de Metz © Radio France - François Pelleray

Trente ans de réclusion pour l'homme, vingt-cinq ans pour la mère : la condamnation est tombée ce vendredi soir pour une affaire est hors norme. Le 2 août 2012, une petite fille de 5 ans a été sauvagement violée par un homme, avec l'assentiment de la mère de l'enfant. L'enfant garde de ses profondes blessures des séquelles à vie. Le viol a eu lieu à Talange, au domicile de ce Mosellan aujourd'hui âgé de 37 ans. La mère, 34 ans, est originaire des Vosges (Archettes, près d'Epinal). Les deux accusés doivent répondre, pour lui, de viol avec torture ou acte de barbarie et complicité de viol pour elle. Tous deux étaient pourtant insérés socialement : lui ouvrier sidérurgique chez Ascométal, elle livreuse en boulangerie. Ils s'étaient rencontrés sur internet et ont prémédité ce viol.

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Dans la salle d'audience, le dégoût est palpable, le président de la Cour se tient la tête dans les mains, une jurée a les larmes aux yeux. Dans le box des accusés, le couple infernal baisse la tête. Lui, brun à lunettes, ne montre aucune émotion. Elle porte un carré court et pleurniche de temps en temps. Mais pour l'avocate générale, la mère n'était pas sous l'emprise du violeur de sa fille :"Elle est aussi responsable que lui". Et ils n'ont pas de circonstances atténuantes, pas de pathologie, une enfance normale et pour lui, seulement des aveux à demi mot, des aveux tardifs à l'audience, alors qu'il n'avait rien lâché en quarante mois d'instruction.

La mère met même une main sur la bouche de son enfant pour l'empêcher de crier

Ce sont des "monstres", comme les a qualifié ce vendredi après-midi dans son réquisitoire l'avocate générale. Elle a réclamé pour tous les deux, 30 ans de réclusion criminelle. C'est la peine maximale. La magistrate avoue être bouleversée par ce dossier "abominable". Et de rappeler d'abord que l'enfant a été trahie par sa mère qui l'a livré en toute connaissance de cause à l'homme qui l'a violé, la mère assiste à la scène et elle met même une main sur la bouche de son enfant pour l'empêcher de crier. La douleur et les blessures sont terribles. Jamais le médecin qui l'a examiné n'a vu de telles lésions. Sans compter le traumatisme psychologique.

L'avocat de la mère, pour sa part, a défendu la thèse selon laquelle elle était sous l'emprise de l'homme qu'elle avait rencontré quelques mois auparavant sur internet, sur un site de rencontre. Et que malgré l'horreur de ce qu'elle a fait, elle ne méritait pas 30 ans de prison, parce "qu'elle n'est pas une meurtrière". Les deux avocats de l'homme eux aussi ont mis en avant la sévérité des réquisitions à l'encontre de leur client, sans toutefois excuser ses actes.

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