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Procès Klaus Barbie : une journée de commémoration à la maison d'Izieu 30 ans après

Izieu, France

Il y a 30 ans, à Lyon, se tenait le procès du nazi Klaus Barbie. Dimanche, une journée de commémoration était organisée à la maison d'Izieu. C'est là que couple Zlatin avait caché 105 enfants juifs. La Gestapo avait finalement arrêté et déporté 44 enfants et 7 adultes vers les camps de la mort.

La militante anti-nazis Beate Klarsfeld était à Izieux dimanche avec son mari Serge.
La militante anti-nazis Beate Klarsfeld était à Izieux dimanche avec son mari Serge. © Radio France - Julien Morin

En 1987, le procès Klaus Barbie était le tout premier en France pour crimes contre l'humanité. Le chef de la Gestapo devient par la même occasion le tout premier condamné pour ce motif. Dimanche, chercheurs et acteurs du procès étaient présents à la maison d'Izieu pour en commémorer les 30 ans. Parmi les personnalités présentes : Beate et Serge Klarsfeld, le couple d'allemands à l'origine de la traque du "Boucher de Lyon", le professeur Jacques Védrine, expert psychiatre lors du procès ou encore maître Alain Jakubowicz, avocat des parties civiles.

→ Lire aussi - "J'avais 24 ans quand Klaus Barbie m'a arrêtée" : le récit de Régine Jacubert, rescapée d'Auschwitz

Le directeur de la maison d'Izieux, Dominique Vidaud, ouvre la première table-ronde
Le directeur de la maison d'Izieux, Dominique Vidaud, ouvre la première table-ronde © Radio France - Julien Morin

"La mémoire est une clef qui doit nous rendre responsable, mais aussi nous donne aucune excuse" - Piotr Cywinski, directeur du musée d'Auschwitz

La déportation des enfants d'Izieu est le dernier thème discuter de la journée. Au cours du procès, ils prennent vite une place singulière. Un télex de Barbie Klaus se vantant d'être à l'origine des arrestations est la principale pièce à conviction. "C'est un symbole des crimes dans le passé mais aussi de la coopération entre la France et l'Allemagne, explique Hans Ranner, consul d'Allemagne à Lyon. Et de la réconciliation qui a mené jusqu'à une amitié." Chercheur polonais et directeur du musée d'Auschwitz, Piotr Cywinski dit lui avoir voulu "faire le pont entre le point de départ des enfants et leur point d'arrivée". Cette maison d'Izieu est hautement symbolique pour lui aussi : "À Auschwitz on est toujours confrontés à des grands chiffres, ici, les 44 enfants, on connait leurs noms, leurs visages".

Les noms des 44 enfants de la maison d'Izieu arrêtés puis déportés
Les noms des 44 enfants de la maison d'Izieu arrêtés puis déportés © Radio France - Julien Morin

"Malheureusement il y a toujours des horreurs un peu partout dans le monde" - Beate Klarsfeld, militante anti-nazi

À la question : pourquoi commémorer ? Tous répondent en chœur : parce que l'on est pas débarrassé de certaines idéologies, parce qu'une catastrophe comme l'arrivée au pouvoir du nazisme est toujours possible. "Des condamnations ça peut faire réfléchir" dit Beate Klarsfeld. "On peut mettre une date symbolique a une éventuelle fin du nazisme et de la guerre, mais l'idéologie a survécu et demeure inquiétante, s'inquiète Piotr Cywinski. On a des populismes infernaux qui naissent dans tous les pays en Europe et qui reprennent la peur de l'autre, l'égocentrisme national, ce sont des idées qui peuvent rapidement virer vers du néo-nazisme."

→ Lire aussi - "Il faisait froid dans le dos" : témoignage du gendarme isérois qui avait ramené Klaus Barbie à Lyon pour son procès

Quelques photos à l'intérieur de la maison d'Izieu

© Radio France - Julien Morin
© Radio France - Julien Morin
© Radio France - Julien Morin
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