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Faits divers - Justice
Dossier : L'affaire Élodie Kulik

Procès Kulik : l'appel au secours d'Elodie diffusé aux assises de la Somme

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Par , France Bleu Picardie, France Bleu

Éprouvante journée devant les assises de la Somme. Au cinquième jour du procès de Willy Bardon pour le viol et le meurtre d'Elodie Kulik en 2002, l'appel au secours de la jeune femme aux pompiers a été diffusé publiquement en ouverture de l'audience.

Le public a fait la queue pour écouter l'appel d'Elodie Kulik diffusé au 5ème jour de procès
Le public a fait la queue pour écouter l'appel d'Elodie Kulik diffusé au 5ème jour de procès © Radio France - Elodie Touchais

Amiens, France

C'est dans un silence pesant que le cinquième jour du procès de Willy Bardon pour le viol et le meurtre d'Elodie Kulik en janvier 2002 s'est ouvert ce mercredi matin à Amiens.  L'appel passé par Elodie Kulik aux pompiers juste avant son enlèvement a été diffusé publiquement.

Elodie Kulik suffoque de terreur

Deux tonalités. Les cris d'Elodie Kulik résonnent dans la salle d'audience de la cour d'assises de la Somme. Des cris, des gémissements. La jeune femme semble étouffer de terreur, incapable de prononcer le moindre mot. "Allô" répète à trois reprises la standardiste du Codis de la Somme. Les pleurs d'Elodie toujours, entrecoupés de voix d'hommes. Au moins deux. Leurs propos sont inaudibles pour la salle mais le calme apparent de leurs voix tranche avec la panique de la jeune femme qui comprend ce qui va se passer. La communication coupe.

Les membres de la famille Kulik peinent à retenir leurs larmes. Willy Bardon reste impassible. Les jurés sont prostrés. Ils vont réécouter cet appel une dizaine de fois dans la journée. A chaque fois, les cris d'Elodie Kulik s'échappent de leurs casques. La salle où le public et les journalistes sont nombreux se fige.

Quatorze expertises réalisées sur cet appel

Dans cet appel au secours de 26 secondes, au moins deux voix d'hommes sont audibles. Sur deux secondes pour la première voix, moins d'une seconde pour la deuxième.  Difficile de comprendre ce qui est dit.

Les experts en reconnaissance vocale défilent et les versions changent.  Pour un expert gendarme qui a lui aussi travaillé sur cet appel, Elodie dirait, sous réserve, "au secours", "oui", "ils vont me tuer". Les deux hommes :"ça va", "je commence à kiffer", "hein", "dis-moi ce que je fais", "passe moi les clés".

Des expertises sans certitude

L'avocate générale résume le sentiment général :" il y autant de paroles que d'experts" et vu la qualité de bande, très médiocre, "il est périlleux de mettre des mots". Les experts et témoins interrogés partagent cette position. 

C'est aussi avec beaucoup de prudence qu'ils parlent de la reconnaissance des voix et donc de celle de Willy Bardon. Aucune certitude sur ce point. Sur une échelle de 4 à -4, le premier estime à -2 la correspondance avec la voix de l'accusé. Pour un universitaire cité par la défense, "la fiabilité est proche de zéro". 

Mais la possibilité que la voix soit reconnue par un proche est en revanche possible selon un des experts. Un argument auquel s'accroche les avocats de la famille Kulik. La voix de Willy Bardon a été identifié par de smembres de son entourage. Ils doivent être entendus ce vendredi par la cour.

Interrogé pour la première fois de la journée, Willy Bardon a donné sa version de l'appel. "Éteins tes lumières, coupe ta batterie". Et Elodie ? lui demande un assesseur : "Je l'entends hurler. C'est tout"

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