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Dossier : Nordahl Lelandais

Procès Lelandais : le palais de justice de Chambéry continue de fonctionner pendant ce procès hors normes

Ce lundi débute la deuxième semaine du procès Lelandais à Chambéry, le verdict est attendu mercredi dans l'affaire du meurtre du caporal Noyer. En coulisses, le personnel du palais de justice gère l'afflux de journalistes, de public et les affaires courantes car il n'y a pas que le procès Lelandais.

La file d'attente du public, ici au troisième jour du procès de Nordahl Lelandais, mercredi 5 mai 2021, devant le palais de justice de Chambéry (Savoie)
La file d'attente du public, ici au troisième jour du procès de Nordahl Lelandais, mercredi 5 mai 2021, devant le palais de justice de Chambéry (Savoie) © Radio France - Christophe Van Veen

Ce lundi 10 mai débute la deuxième semaine du procès Lelandais devant la cour d'assises de la Savoie à Chambéry. Le verdict est attendu mercredi dans l'affaire du meurtre du caporal Noyer, disparu dans la nuit 11 au 12 avril 2017. Le premier rendez-vous judiciaire public de Nordahl Lelandais est préparé depuis neuf mois par  le personnel de la cour d'appel de Chambéry. La cour d'appel a fait le choix de ne pas "bunkériser" le palais de justice qui continue de fonctionner (presque) normalement.

"Permettre aux justiciables qui étaient convoqués de voir accéder au palais sans peur" - Nathalie Hermitte, magistrate en charge de l'organisation de ce procès

Dans les coulisses, le personnel du palais de justice gère l'afflux de journalistes (46 médias sont accrédités), de public, et les affaires courantes car il n'y a pas que le procès Lelandais.

L'arrivée de Nordahl Lelandais chaque matin vers 8 heures devant le palais de justice de Chambéry, ici au premier jour du procès le 3 mai 2021
L'arrivée de Nordahl Lelandais chaque matin vers 8 heures devant le palais de justice de Chambéry, ici au premier jour du procès le 3 mai 2021 © Radio France - Christophe Van Veen
Le public et les journalistes devant le palais de justice de Chambéry lors du procès Lelandais
Le public et les journalistes devant le palais de justice de Chambéry lors du procès Lelandais © Radio France - Christophe Van Veen

Le dispositif de sécurité

C'est le "rituel" du matin : un peu après 8 heures, l'arrivée de Nordahl Lelandais après une heure de transport depuis le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, sirènes, gyrophares bleus, motards, des véhicules de police en éclaireurs, trois berlines banalisées de l'administration pénitentiaire, des forces de l'ordre en armes mais ce sont les photographes qui mitraillent. Cela prend une minute. Nicolas lui s'occupe d'une sécurité un peu moins spectaculaire, mais essentielle : gérer le public. La société de sécurité privée pour laquelle il travaille est présente toute l'année au palais de justice de Chambéry. Il bénéficie de deux renforts pour le procès. 

Sécurité maximale lors de l'arrivée de Nordahl Lelandais
Sécurité maximale lors de l'arrivée de Nordahl Lelandais © Radio France - Christophe Van Veen

"Il ne faut pas qu'il y ait trop d'énervement dans les files d'attente", explique-t-il. "On s'est très bien coordonnés avec la police, je m'attendais à pire. Le week-end avant l'ouverture du procès, je n'ai pas très bien dormi, mais finalement tout se passe bien." Il faut dire qu'à l'extérieur devant le palais chaque matin, à l'image de ce procès hors normes, se masse sans doute plus d'une centaine de personnes, des heures d'attente pour une poignée de places limitées en raison des restrictions sanitaires. 

Nathalie Hermitte, magistrate  en charge de l'organisation depuis septembre du procès hors norme
Nathalie Hermitte, magistrate en charge de l'organisation depuis septembre du procès hors norme © Radio France - Christophe Van Veen

Ne pas "lelandiser" le palais

Face à cette affluence, l'idée est de ne pas "lelandiser" le palais de justice, "la vie continue" comme l'explique Nathalie Hermitte, substitute générale de la Cour d'appel de Chambéry, magistrate en charge de l'organisation de ce procès hors normes. "Il faut surtout permettre aux justiciables qui étaient convoqués de pouvoir accéder au palais sans peur, sans être perdus, sans être contrariés par le fait qu'une affaire puisse susciter tant d'intérêt alors qu'il y a des milliers d'affaires qui sont à chaque niveau individuel importantes. "

La nuée de journalistes

La presse accréditée par le ministère de la justice et l'association de la presse judiciaire - journalistes locaux et nationaux - accède au compte-gouttes à la principale salle d'audience (huit places leur sont réservées) et dans une seconde salle à l'étage -pour cause de covid-, la salle historique du Sénat de Savoie ou le procès est retransmis sur grand écran. Un plan large, un zoom sur l'accusé, un autre sur le témoin, un plan sur la cour. Les directs s'enchaînent à la radio ou à la télévision, les micros bleus, les micros rouges, les micros gris, chaque observateur a son stylo en main, un cahier, un ordinateur portable posé sur les genoux, et un téléphone pour tweeter ou avertir sa rédaction. En tout, 46 médias sont accrédités, près de 130 journalistes, techniciens, photographes et dessinateurs de presse.

"L'audience reprend... Vous pouvez toujours tendre l'oreille, vous n'entendrez pas ce qui se dit derrière la porte."

Procès Lelandais : les journalistes et la salle de presse dans le palais

Le public dans la file d'attente sous la pluie

"La justice est publique et doit être rendue publiquement", explique Nathalie Hermitte, la magistrate référente presse de la cour d'appel de la Savoie. Dans le public donc, chaque matin, certains arrivent à 6 heures ou même plus tôt, en ayant roulé quelques kilomètres en voiture. Encadrés par des barrières métalliques grises, il y a ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans un tribunal et ceux qui ont lu et suivi tous les rebondissements de cette affaire criminelle. "Je viens tous les jours" dit l'une. "Tous les jours, matin ou midi, il y a la queue. Paraît-il qu'il faudrait venir à 5h15..." Une autre femme, courageuse "dans le froid de canard" dit-elle sous la pluie. "Je viens pour voir surtout les plaidoiries, pour voir comment on peut défendre l'indéfendable."

"J'attends qu'il puisse dire les choses (...), tout individu doit revenir à quelque chose de plus humain et dire la vérité."

"Nordahl Lelandais", un nom qui fait souvent la une de la presse. Devant le palais, Patrick explique qu'il espère encore un éclair de vérité, des aveux de l'accusé. "L'intérêt c'est de suivre tout l'évolution, pour avoir un ressenti personnel qui ne soit pas faussé par la presse. Je retiens aussi la dignité, des deux parties. J'attends qu'il puisse dire les choses (...), tout individu doit revenir à quelque chose de plus humain et dire la vérité." Plus les jours passent, plus les témoignages et détails du procès donnent envie au public d'assister à ces audiences devant les assises de la Savoie. Beaucoup de jeunes. Souvent des étudiants en droit. Chaque jour, le tribunal laisse pénétrer une quinzaine de personnes dans la salle d'audience, une vingtaine dans la salle de retransmission : la jauge est limitée en raison de l'épidémie de Covid-19. 

"Je suis une habituée des assises et puis bon, ça a tellement été médiatisé"

Le public devant le palais de justice de Chambéry, en attendant une éventuelle entrée

Derrière cette porte, le procès retransmis. Interdiction d'enregistrer ou de photographier.
Derrière cette porte, le procès retransmis. Interdiction d'enregistrer ou de photographier. © Radio France - Christophe Van Veen

La logistique, les problèmes techniques et le confort des jurés

Durant cette semaine de procès, il a bien fallu régler en urgence la panne de micro de Me Boulloud (avocat de la famille d'Arthur Noyer, ndlr) mais aussi assurer le quotidien : quatre fontaines à eau en plus, une machine à café pour les journalistes et des repas livré pour les jurés dans une salle qui sert de cantine. "L'idée c'est de proposer autre chose qu'un sandwich froid, manger sereinement, échanger, se poser, récupérer tranquillement. Pour des jurés, cela peut être impressionnant aussi de traverser une foule avec des caméras, cela a aussi été pris en compte", explique Nathalie Hermitte, magistrate en charge de l'organisation de ce procès. 

L'organisation veille donc aux petits soins des jurés et des témoins, les mettre à l'aise a son importance : "On essaie de faire en sorte que leur parole soit le moins perturbée possible par le contexte environnant." Les témoins "sensibles" entrent et sortent par une petite porte dérobée.

Un procès digne, dans la sérénité : c'est avec tous ces détails que pour l'instant la mission est réussie.

Une affluence en images 

  • Comité d'accueil des photographes tous les matins pour Nordahl Lelandais
Qui aura la photo de l'accusé ?
Qui aura la photo de l'accusé ? © Radio France - Christophe Van Veen
  • Les journalistes interrogeant un avocat lors du procès Lelandais
Les journalistes interrogeant un avocat lors du procès Lelandais
Les journalistes interrogeant un avocat lors du procès Lelandais © Radio France - Anabelle Gallotti
  • La presse dans la salle d'audience avant le premier jour d'audience.
La presse dans la salle d'audience avant le premier jour d'audience.
La presse dans la salle d'audience avant le premier jour d'audience. © Radio France - Véronique Pueyo
  • Des journalistes avec Alain Jakubowicz, avocat de Nordahl Lelandais.
Des journalistes avec Alain Jakubowicz, avocat de Nordahl Lelandais
Des journalistes avec Alain Jakubowicz, avocat de Nordahl Lelandais © Radio France - Christophe Van Veen
  • Des policiers assurant la sécurité durant le procès Lelandais.
Des policiers assurant la sécurité durant le procès Lelandais.
Des policiers assurant la sécurité durant le procès Lelandais. © Radio France - Christophe Van Veen
  • Une salle de presse mise à disposition de journalistes lors du procès Lelandais.
Une salle de presse mise à disposition de journalistes lors du procès Lelandais.
Une salle de presse mise à disposition de journalistes lors du procès Lelandais. © Radio France - Christophe Van Veen
  • Un espace de pause pour la presse au palais de justice de Chambéry lors du procès Lelandais.
Un espace de pause pour la presse au palais de justice de Chambéry lors du procès Lelandais.
Un espace de pause pour la presse au palais de justice de Chambéry lors du procès Lelandais. © Radio France - Christophe Van Veen
  • L'arrivée de l'accusé jeudi matin.
L'arrivée de l'accusé jeudi matin.
L'arrivée de l'accusé jeudi matin. © Radio France - Christophe Van Veen
  • Et chaque fois, Nordahl Lelandais n'oublie pas de mettre sa casquette.
L'accusé dissimule son visage. Son entrée est ultra-rapide.
L'accusé dissimule son visage. Son entrée est ultra-rapide. © Radio France - Christophe Van Veen
  • Les directs sur les chaînes infos.
Les directs sur les chaînes infos
Les directs sur les chaînes infos © Radio France - Christophe Van Veen
Les directs sur les chaînes infos
Les directs sur les chaînes infos © Radio France - Christophe Van Veen

La projection dans la seconde salle.

Projection en temps réel. Photo ici avant que la journée d'audience ne débute.
Projection en temps réel. Photo ici avant que la journée d'audience ne débute. © Radio France - Christophe Van Veen
  • Le palais de justice de Chambéry et la file d'attente du public sous la pluie.
Le palais de justice de Chambéry et la file d'attente du public.
Le palais de justice de Chambéry et la file d'attente du public. © Radio France - Anabelle Gallotti
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