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Faits divers – Justice

Procès Massonnaud : la cour d'assises de Gironde passe au crible l'intervention de la police de Poitiers

jeudi 14 février 2019 à 16:23 Par Fabien Randrianarisoa et Rivière Isabelle, France Bleu Poitou et France Bleu

Quatrième jour du procès Massonnaud aux assises de Gironde où un policier poitevin de 47 ans est jugé pour coups mortels aggravés. Après trois jours d'audience consacrés à la reconstitution des faits de cette nuit d'août 2007, la cour analyse désormais l'intervention de la police : conforme ou pas ?

La cour d'assises de Gironde
La cour d'assises de Gironde © Radio France - Fabien Randrianarisoa

Poitiers, France

Quatrième jour du procès Massonnaud aux assises de Gironde où un policier poitevin de 47 ans est jugé pour coups mortels aggravés. Après trois jours d'audience consacrés à la reconstitution des faits de la nuit du 13 au 14 août 2007, la cour analyse désormais l'intervention de la police autour de quatre grandes questions.  

Pourquoi le brigadier-chef n'a t-il pas tiré dans les jambes d'Olivier Massonnaud cette nuit-là ?

« Ce n'est pas ce qu'on apprend » explique un formateur de la police nationale. En effet, la cible d’entraînement affichée sur les écrans de la salle d'audience n'a pas de jambe. L'objectif, c'est de viser ce qu'on appelle « la bouteille » et en particulier un petit rectangle placé au niveau du plexus, c'est ce qui a été fait cette nuit-là.  

Pourquoi ne pas avoir fait usage du flashball ?  

Un des hommes en était bien équipé ce soir-là, mais selon l'expert, le modèle de l'époque est à la fois très imprécis, et à une distance de deux mètres, les dégâts peuvent être aussi graves qu'avec une arme à feu.  

Pourquoi ne pas avoir fait appel au groupe d'intervention de la police nationale de Bordeaux ?  

Mis à part les cas de terrorisme, témoigne à la barre un commandant de police, ce n'est pas préconisé. Olivier Massonnaud n'a été retranché dans un appartement que peu de temps, or il leur aurait fallu au moins trois heures pour intervenir.  

Pourquoi les quatre hommes dans la cour n'étaient pas les hommes de la brigade anti-criminalité ?  

Appelés en renfort, deux équipages de la brigade anti-criminalité sont présents sur zone cette nuit du 13 au 14 août. Ce sont pourtant trois hommes de la brigade de nuit « classique » qui accompagnent le brigadier-chef, accusé de coup mortel aggravé. Sur ce point, pas de réponse précise. D'après l'un des policiers sur place, c'est à mettre sur le compte de la désorganisation qui règne : « c'était un peu à ceux qui couraient le plus vite ».