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Procès Mediator : "Un très grand soulagement" mais des sanctions "bien faibles", pour Irène Frachon

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Par , France Bleu, France Bleu Breizh Izel

Les laboratoires Servier ont été reconnus coupable ce lundi de "tromperie aggravée" et d'"homicides et blessures involontaires" dans l'affaire du Mediator. Irène Frachon, la pneumologue brestoise qui avait révélé ce scandale, se dit soulagée mais regrette des sanctions pénales "bien faibles".

Irène Frachon lors du délibéré concernant le procès du Mediator.
Irène Frachon lors du délibéré concernant le procès du Mediator. © Maxppp - Vincent MOUCHEL

Irène Frachon n'a pas caché son soulagement après l'annonce du jugement ce lundi dans le procès du Mediator, ce médicament tenu pour responsable de centaines de décès. La pneumologue brestoise, qui avait révélé au grand public ce scandale sanitaire, s'est félicitée de la condamnation des laboratoires Servier et de l'Agence du médicament.

Le groupe pharmaceutique a été reconnu coupable de tromperie aggravée" et d'"homicides et blessures involontaires". Il devra verser 180 millions d'euros aux victimes. L'Agence nationale de sécurité du médicament écope elle de 303.000 euros d'amende. 

"Servier a commercialisé sciemment un poison pour gagner de l'argent"

Irène Frachon a assisté ce lundi à la lecture du jugement, suite à un procès fleuve qui s'est déroulé de septembre 2019 à juillet 2020, aux côtés de dizaines de parties civiles. "Le tribunal reconnaît ce que je dis depuis 14 ans : le Mediator est une amphétamine dangereuse, Servier le savait parfaitement, a sciemment trompé des millions de consommateurs", a-t-elle déclaré au palais de justice de Paris.

Pour la pneumologue, invitée de franceinfo, "ces victimes sont victimes d'un délit et non pas d'une erreur ou d'une faute, c'est fondamental de le reconnaître et de le qualifier". Irène Frachon a estimé que cette condamnation était "une immense satisfaction et un très grand soulagement, les victimes savent aujourd'hui que ce qu'on leur a fait est illégal, que c'est un crime."

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Une punition "pas à la hauteur de la gravité de ce délit"

Irène Frachon déplore tout de même que "les sanctions pénales apparaissent bien faibles (…) et soulignent l'insuffisance, certainement, des dispositions du droit pénal pour punir à la hauteur de leur gravité des délits à col blanc".

Les laboratoires Servier ont notamment été relaxé du délit d'escroquerie. Irène Frachon ne cache pas sa déception : "Ce n'est pas qu'il n'y a pas eu escroquerie, c'est que c'est prescrit. Le droit est parfois très frustrant".

C'est un premier pas dans la reconnaissance de la délinquance pharmaceutique. - Irène Frachon

Si la pneumologue reconnaît qu'il s'agit d'un "premier pas très important", elle estime que les "sanctions dissuasives manquent, derrière les conflits d'intérêt sont sanctionnés de manière assez modeste". 

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