Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Canicule : 78 départements en vigilance orange
Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Merah

Procès Merah : la défense plaide l'acquittement pour Abdelkader Merah et Fettah Malki

-
Par , , France Bleu Occitanie, France Bleu

Les avocats du frère de Mohammed Merah et de son ami d'enfance ont plaidé ce mercredi l'acquittement des deux prévenus à la Cour d'Assises spéciale de Paris.

Les avocats des deux prévenus : Archibald Celeyron, Eric Dupond-Moretti, et Antoine Vey.
Les avocats des deux prévenus : Archibald Celeyron, Eric Dupond-Moretti, et Antoine Vey. © AFP - Thomas SAMSON

Paris, France

Les deux premiers avocats d’Abdelkader Merah et de Fettah Malki, maître Veyres et Celeyron, ont mené ce mercredi après-midi un long travail de détricotage, s’attaquant maille par maille à la lourde charge menée la veille par l’accusation. Ce mardi, la perpétuité avait été requise, au nom de la complicité des crimes terroristes commis par Mohammed Merah en février 2012, à Toulouse et Montauban.

Les deux avocats ont insisté : les deux frères ne s’entendaient pas. Brouillés en février 2011, ils étaient également brouillés de février à juin 2012, une mésentente attestée par des dizaines de témoignages. Abdelkader ne va pas voir son frère à l’hôpital, alors que sa vie est en danger. Il ne va pas non plus au mariage religieux de son frère. Il est encore moins au courant de son divorce, selon ses avocats. 

Une "fable"

Difficile alors d’envisager une préparation commune des tueries. Tout ou presque est lancé avant leur réconciliation : l’achat du pistolet, de la go-pro, du gilet pare-balle. Les seules traces d’Abdelkader sont deux ADN retrouvées sur une ceinture de sécurité et un Coran. C’est tout pour les 10.000 pages du dossier. Pour les avocats, il s’agit donc d’une "fable", d’une "hypothèse recuite"… "Vous devrez acquitter Abdelkader Merah", tonnent-ils. Maître Dupond-Moretti porte ensuite l’estocade.

Une ratatouille malsaine - Me Dupond-Moretti

C'est une plaidoirie courte mais incisive qu'a livré maitre Dupond-Moretti. Moins d'une heure passée essentiellement à réclamer "la preuve" de la culpabilité d'Abdelkader Merah et non pas cette "ratatouille malsaine" servie par l'accusation, qui réclame la perpétuité pour la complicité des crimes de Mohamed Merah. "Si on condamne un homme sans preuve", dit Dupond-Moretti, "on oublie ce qui nous distingue de la barbarie, et c'est le terrorisme qui a gagné".

Abdelkader Merah et Fettah Malki sont jugés jusqu'à ce jeudi en appel devant une cour d’assises spéciale composée uniquement de huit magistrats professionnels pour leur implication dans les tueries du "tueur au scooter" à Montauban et Toulouse en 2012 qui avaient causé la mort de sept personnes : trois militaires (Imad Ibn Ziaten, Abel Chenouf et Mohamed Legouad) ainsi qu'un enseignant et trois enfants dans une école juive de Toulouse (Jonathan, Gabriel et Ariéh Sandler et Myriam Monsonégo). En première instance, les deux hommes avaient été condamnés à 20 et 14 ans de réclusion pour "association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste", mais acquittés des faits de complicité.