Faits divers – Justice

VIDÉO - Procès Picasso : retour sur l’affaire des 271 œuvres du maître

Par Isabelle Lassalle, France Bleu Azur, France Bleu Provence et France Bleu lundi 31 octobre 2016 à 7:00 Mis à jour le lundi 31 octobre 2016 à 7:24

Pierre et Danièle Le Guennec pendant leur procès en février 2015.
Pierre et Danièle Le Guennec pendant leur procès en février 2015. © Maxppp -

Pierre et Danièle Le Guennec comparaissent en appel pour recel, ce lundi, à Aix-en-Provence. Ils sont accusés d’avoir conservé chez eux, 271 œuvres de Picasso pendant 37 ans. Le couple a été condamné en première instance, en février 2015, à deux ans de prison avec sursis.

Pierre Le Guennec a effectué des travaux d’électricité dans la villa de Mougins, "Le Mas de vie", où Pablo Picasso a vécu jusqu'à sa mort en 1973. En échange, selon le couple, Jacqueline, la dernière épouse du peintre, leur aurait fait don de ces œuvres au début des années 1970. Ils les ont gardées dans leur garage pendant près de 40 ans.

Plainte pour recel

En 2010, l’existence de ces œuvres est révélée à la Société Picasso Administration quand le couple Le Guennec tente de les faire authentifier. Non encore répertoriées, les œuvres, des esquisses datant de 1900 à 1930, sont estimées entre 60 et 80 millions d'euros.

Dès lors, la bataille juridique s’engage entre le couple et les héritiers Picasso qui n'y croient pas et veulent récupérer ces œuvres. La Fondation Picasso porte plainte pour recel.

En mai 2011, Pierre et Danièle Le Guennec sont mis en examen. Mais les époux contestent le vol et affirment qu’il s’agit d’un don.

Condamnés à deux ans de prison avec sursis

Le procès débute en février 2015 à Grasse (Alpes-Maritimes). Pierre Le Guennec et sa femme risquent jusqu'à cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende. Lors du procès, tous les témoignages sont à charge sauf un, celui d’un témoin surprise.

C’est Danielle Baudot-Laksine, la fille d’un ancien dentiste de Pablo Picasso. Âgée de 74 ans, cette Azuréenne a connu le peintre dans sa jeunesse. Elle affirme que le peintre donnait des œuvres, même à des inconnus. Mais cet éclairage peine à convaincre face aux récits des autres témoins.

Le procureur a requis cinq ans de prison avec sursis, de son côté, la défense plaide la relaxe. Le 20 mars 2015, ils sont condamnés à deux ans de prison avec sursis et la restitution des œuvres à l'administrateur de la Picasso Administration.

Le 31 octobre 2016, ouverture du procès en appel.

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