Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Procès pour assassinat à Izon en 2016 : "Je n'aurais jamais voulu la mort d'Eva"

-
Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le procès de l'assassinat présumé d'une jeune femme de 18 ans à Izon, en décembre 2016, s'est ouvert ce lundi devant la cour d'assises de Bordeaux. Les débats se sont concentrés sur la personnalité de l'accusé.

Le palais de justice de Bordeaux
Le palais de justice de Bordeaux © Radio France - Stéphanie Brossard

Le procès de Jérémy, un Girondin de 22 ans, pour l'assassinat présumé d'Eva il y a quatre ans à Izon, s'est ouvert ce 22 février devant la cour d'assises de Bordeaux. Cette première journée d'audience s'est concentrée sur la personnalité de l'accusé. 

Devant la cour, Jérémy est présenté comme un enfant puis un adolescent solitaire et introverti, marqué par son père. Ce chauffeur routier, alcoolique et violent verbalement, "ne s'occupait pas trop de moi, n'était jamais là pour mes compétitions de tennis", raconte l'accusé à la barre. 

Et la mort de ce père absent, en février 2016, marque profondément le jeune homme. C'est en effet lui qui découvre le corps, au domicile familial d'Izon. Alors âgé de 17 ans, Jérémy se convainc qu'il s'agit d'un suicide. Et ce malgré le résultat de l'autopsie, qui contredit cette thèse. "Quand je l'ai vu dans la cuisine, il y avait un verre d'alcool et des médicaments sur la table. Je ne pense pas que son coeur se soit arrêté tout seul. C'est pour ça que je dis qu'il s'est suicidé", explique Jérémy, en larmes, à la barre. "J'ai le sentiment d'avoir convaincu ma mère de demander le divorce", et donc d'être à l'origine du suicide présumé de son père, ajoute-t-il.   

Un père absent 

Très vite, Jérémy confie sa peine à un certain Vincent, rencontré sur un jeu vidéo en ligne. "J'ai eu des envies suicidaires à la mort de mon père, mais elles ont été contenues grâce à lui", explique Jérémy. Le jeune homme, qui a arrêté ses études en Terminale, passe en effet son temps sur son ordinateur. Un "échappatoire" depuis le collège, pour fuir les disputes permanentes de ses parents. C'est également sur Internet qu'il fait la connaissance d'Eva, celle qu'il est accusé d'avoir assassinée

La jeune Niçoise de 18 ans emménage chez la mère de Jérémy, à Izon, à la rentrée 2016. Eva et Jérémy vivent alors une relation de "quelques jours", explique l'accusé. Mais "on ne s'aimait pas. C'était deux amis qui se mettent ensemble." Ils se quittent "en bons termes", selon Jérémy, quelques temps avant le drame.  

Des sentiments contrariés 

En réalité, c'est sa relation avec Vincent qui semble particulièrement toucher Jérémy. S'il n'a pas été entendu ce lundi, les déclarations du jeune homme, vivant à Saint-Etienne en 2016, ont été relatées par le président de la cour d'assises de Bordeaux. Selon Vincent, Jérémy lui aurait avoué "des sentiments" en août 2016. Ne les partageant pas, Vincent décide de couper les ponts deux semaines avant la mort d'Eva. Jérémy fait alors une tentative de suicide, et est hospitalisé en psychiatrie à Libourne. 

L'accusé affirme que le jour des faits, le 7 décembre 2016, il cherche à nouveau à se donner la mort lorsqu'il percute la jeune femme en voiture. "C'était accidentel, je n'aurais jamais voulu la mort d'Eva. Je voulais me tuer moi !", affirme-t-il à la barre. La cour d'assises a donc encore quatre jours pour statuer sur le caractère accidentel ou non de la mort de la jeune femme. 

Des premiers témoins ont été entendus ce lundi, dont la mère de l'accusé, un policier municipal et un pompier. Ce mardi, ce sera au tour des parties civiles et des enquêteurs de témoigner devant la cour d'assises de Bordeaux. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess