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Faits divers – Justice

Procès pour diffamation entre l'ancien et le nouveau maire de Pia

jeudi 3 décembre 2015 à 18:28 Par Sébastien Berriot, France Bleu Roussillon

Michel Maffre, le maire de Pia, était jugé ce jeudi pour diffamation au tribunal de Perpignan. C'est l'ancien maire Guy Parès qui avait saisi la justice. Il s'estime diffamé dans un tract distribué aux habitants lors de la campagne électorale de cet été. Le jugement sera rendu en janvier.

Michel Maffre est venu au tribunal avec plusieurs membres du conseil municipal.
Michel Maffre est venu au tribunal avec plusieurs membres du conseil municipal. © Radio France - Sébastien Berriot

Pia, France

La  justice était  appelée à trancher ce jeudi  dans un différend entre le maire  de Pia Michel Maffre et son prédécesseur Guy Parès : une affaire de diffamation examinée par le tribunal correctionnel de Perpignan.

Ce sont les suites de l'annulation de l'élection municipale de 2014 par le conseil d'état. Lors de la la deuxième campagne électorale en juin dernier Michel Maffre avait distribué un tract dans les boîtes aux lettres accusant Guy Parès de fraude électorale en 2014. Un tract considéré comme diffamatoire par l'ancien maire et ses colistiers.

Michel Maffre, ancien adjoint de Guy Parès à la mairie de Pia,  est arrivé au tribunal visiblement tendu,  entouré par plusieurs membres de son conseil municipal, venus le soutenir.

"Ce tract pendant la campagne électorale. Je l'ai écrit , simplement pour informer la population . Je n'ai jamais voulu diffamer." (Michel Maffre)

Mais l'avocate de Guy Parès n'a pas du tout la même analyse. Elle égraine les accusations que les habitants ont pu lire dans ce tract. Guy Parès, qui n'est pas présent à l'audience en raison de son état de santé, y est accusé d'avoir manoeuvré dans la préparation des listes électorales et multiplié les pressions sur le personnel municipal avant le scrutin. Le tract parle même d'emplois fictifs et de fausses procurations.

Des propos clairement attentatoires à l'honneur selon l'avocate qui demande un euro symbolique de dommages et intérêts pour préjudice moral et aussi la publication du jugement dans le journal l'Indépendant.

Le conseil de Michel Maffre  lui plaide la bonne foi.  Il explique que le contenu du tract a été adapté pour être facilement compréhensible du simple citoyen. Il réclame la relaxe pour son client.

Le jugement sera rendu le 28 janvier.