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Procès pour l'assassinat d'Erika à Perpignan : "Oui, j'avais un couteau sur moi", reconnaît l'accusé

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Au premier jour de son procès en appel devant la cour d'assises de Carcassonne, Kader Djidel a reconnu être en possession d'un couteau, le jour du meurtre d'Erika, en août 2015 à Perpignan. Il affirmait jusque-là que le couteau était entre les mains de la jeune femme, retrouvée égorgée.

L'accusé Kader Djidel, lors de la reconstitution.
L'accusé Kader Djidel, lors de la reconstitution. © Maxppp - MICHEL CLEMENTZ

Le Perpignanais se dit soulagé de "vider son sac". S'il a fait appel de sa condamnation de 2019, à 30 ans de prison pour l'assassinat de son ex-petite amie en août 2015 à Perpignan, c'est parce qu'il veut "demander pardon, sincèrement cette fois". Mais à l'ouverture de ce second procès, ce lundi, devant la cour d'assises de Carcassonne, Kader Djidel, 23 ans, se présente aux côtés d'une nouvelle avocate. Clarisse Serre, installée en région parisienne, surnommée "la lionne" par ses confrères. Dès le premier jour, le changement de cap dans la défense est annoncé. 

Pour la première fois, Kader Djidel reconnaît qu'il était en possession d'un couteau, le jour du meurtre en août 2015. Il avait tendu un piège à Erika Troadec, 17 ans à l'époque. Son ex-petite amie venait de le quitter. Le Perpignanais ne le supportait pas. Il a donc organisé un faux rendez-vous dans un parc près du lycée Maillol pour la piéger.

Lorsque la jeune femme est arrivée, elle pensait rencontrer un autre garçon. Kader Djidel serait sorti de sa cachette et l'aurait poignardée. La victime a été retrouvée égorgée et blessée de 35 coups de couteau. L'accusé a reconnu avoir tué Erika.

Un mensonge "honteux"

Dans son box, l'accusé explique qu'il a menti à propos du couteau parce qu'il avait peur. Il affirmait jusque-là que le couteau était entre les mains de la jeune femme. "Je pensais que ça me servirait de mentir. Mais je me trompais. C'est un mensonge honteux."

Kader Djidel s'exprime calmement, comme un discours mûrement préparé. "J'ai beaucoup réfléchi. Aujourd'hui, j'arrive à reconnaître que je suis responsable à 100% de la mort d'Erika. Avant, ça me faisait du mal. Aujourd'hui, ça me fait du bien de le dire."

"Je pense que je l'ai tuée parce que la séparation me faisait souffrir. J'avais peur qu'elle soit avec un autre."

Kader Djidel promet qu'il a "grandi", qu'il a fait un "travail" sur lui. Le Perpignanais discute même les termes employés à l'audience. "Ce n'était pas un crime passionnel. C'était un crime égoïste."

Le verdict est attendu ce vendredi.

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