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Faits divers – Justice

Procès pour viol en récidive à Montpellier : "J'ai besoin qu'on me soigne"

mercredi 30 janvier 2019 à 21:03 Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault

Un ex-chauffeur-livreur de 48 ans est jugé pour viol en récidive aux assises de l'Hérault. Il s'en est pris à trois jeunes femmes à Montpellier et Pérols en 2015. Mercredi, il a tout reconnu et admis que son attirance pour les pieds des femmes "n'est pas normale". Une perversion selon un expert.

L'accusé a admis que son fétichisme des pieds est "maladif"
L'accusé a admis que son fétichisme des pieds est "maladif" © Radio France - Salah Hamdaoui

Montpellier et Pérols, France

À la veille du verdict qui sera rendu vendredi, Christophe Penaud a dit oui à tout : le viol en récidive, l'enlèvement et la séquestration, les agressions sexuelles. Jugé par la cour d'assises de l'Hérault pour s'en être pris à trois jeunes femmes à Montpellier et Pérols courant 2015, il ne se cherche pas d'excuse : "Je savais très bien ce que je faisais, j'en avais conscience", même s'il assure qu'il ne réalisait pas le mal qu'il pouvait causer.

Vous voulez faire de moi un monstre, mais j'ai un cœur et je suis humain"- Christophe Penaud, l'accusé

Et même sa "maladie sexuelle" qu'il contestait au début de ce procès, aujourd'hui il l'a reconnait. "J'ai écouté les experts, je les ai entendus. Je me rends compte que ce n'est pas normal". Cette maladie, c'est le fétichisme : il a éjaculé sur le pied de sa première victime, léché les orteils de la deuxième et s'est masturbé entre les pieds nus de la troisième. 

- Je me suis tapé un trip, dit-il
- Un trip ? demande la présidente de la Cour
- Oui, un plaisir sexuel  
- Mais pourquoi cette envie alors qu'a priori tout se passe au mieux avec votre compagne ?
- Je sais pas vraiment. J'ai toujours aimé les collants et les pieds des femmes, c'est une forme de jouissance pour moi. 

Il y a comme un petit sentiment de malaise, l'impression qu'il éprouve du plaisir à raconter le plaisir qu'il ressent dans ces moments-là. 

Je ne sais pas pourquoi il est devenu l'homme qu'il est et je ne sais pas si lui-même le sait"- Dr Aiguevives, expert-psychiatre

L'expert-psychiatre qui l'a examiné le définit comme un pervers sexuel. Les pieds, "c'est là-dessus qu'il va flasher, s'exciter" car en réduisant les femmes à une partie de leur corps, cela lui permet de les déshumaniser quand il les contraint. Il n'est pas malade mental mais "borderline". D'un point de criminologique, l'accusé est dangereux estime le Dr Claude Aiguesvives qui d'ailleurs s'interroge sur la récidive : "Est-ce qu'il ne cherche pas des murs pour se protéger lui-même et protéger la société ? "

Une castration, peut-être ?

Ses trois victimes, Christophe Penaud assure qu'il les a rencontrées par hasard. L'avocat d'une des jeunes femmes n'y croit pas une seconde. Pour Me David Chaigneau, cet homme est un prédateur. "C'est un terme qu'il a encore du mal à entendre et pourtant c'est exactement ce qu'il est, ce qu'il a été, et ce qu'il pourrait redevenir s'il n'en prend pas conscience et ne fait pas le nécessaire". Christophe Penaud n'aime pas le terme "prédateur", précise "qu'il ne saute pas sur n'importe quelle nana" mais dit vouloir remédier à sa "maladie sexuelle". "J'ai besoin d'une castration peut-être ? Je ne sais pas... J'ai besoin qu'on me soigne". S'il pouvait revenir en arrière, il le ferait promet-il, "j'ai bousillé ma vie, j'ai bousillé des vies. Que Dieu me pardonne".