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Faits divers - Justice
Dossier : L'affaire Barbarin - Preynat

Procès Preynat : "Le délai de prescription n'a pas de sens en matière de pédophilie"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

C'est le moment que les victimes du père Preynat attendent tous depuis depuis des années : l'homme d’Église est jugé toute la semaine à Lyon. France Bleu donne ce matin la parole à Franck Favre, l'un de ceux qui a permis la médiatisation de l'affaire et donc le procès.

Le tribunal corerctionnel de Lyon accueille ce procès.
Le tribunal corerctionnel de Lyon accueille ce procès. © Maxppp - Frédéric Chambert

Lyon, France

C'est un procès emblématique de la pédophilie dans l’Église qui a des conséquences jusqu'au Cardinal Barbarin, condamné à de la prison avec sursis pour non dénonciation d'abus sexuels. Son jugement en appel sera connu à la fin du mois. France Bleu recevait ce lundi matin Franck Favre, à l'origine de l'association La Parole Libérée et créateur du site coabuse.fr

INTERVIEW - Franck Favre

Vous êtes à l'origine de la médiatisation des méfaits présumés du père Preynat. En 2015 vous habitez à Ranchal, vous avez un site internet sur la commune, avec 150 abonnés à une newletter.  Qu'apprenez vous à ce moment là et que faites vous ?

Franck Favre : J'apprends comme beaucoup ici que le prêtre qui officie dans notre commune depuis 12 ans est pédophile. Que c'était connu de ses supérieurs et de gens impliqués dans la paroisse. Que cela nous avait été caché pour protéger l'institution. C'était de la mise en danger de nos enfants. J'ai alors écrit cette newsletter que j'ai appelé "Stupeur et indignation" qui a aussi été publiée sur internet. Elle a permis un contact dans un premier temps avec François Devaux. Ce qui a permis la création de l'association par la suite.

À cette époque, vous avez écrit aux institutions qui ont mis en contact le père Preynat et des enfants...

Principalement des écoles. On voulait les alerter, les informer, sans rien leur reprocher car on supposait qu'elles n'étaient pas au courant. On a eu pratiquement aucune réponse.

Si ce procès devait être renvoyé aujourd'hui à cause de la grève des avocats. Comment cela serait-il vécu par les victimes ?

Ce serait catastrophique et c'est avant tout à elles qu'il faut penser. Elles attendent souvent depuis trop longtemps pour pouvoir enfin tourner la page, après avoir vu leur agresseur condamné. Pour elles c'est donc une échéance pour pouvoir passer à autre chose. Prolonger leur attente ce serait une torture. J'espère que les avocats en seront conscients.

Vous avez quitté l'association et vous avez créé le site coabuse.fr depuis trois ans. Cette plateforme est née pour mettre en lié les personnes abusées...

Plus de 2600 personnes m'ont fait confiance et une centaine d'entre elles ont été mises en contact. Sans la plateforme, il n'y aurait par exemple pas eu d'affaire Peyrard.

Le délai de prescription a-t-il un sens en matière de pédophilie ?

Le délai de prescription n'a pas de sens. On est en contact chaque jour avec des victimes d'"amnésie traumatique". C'est un phénomène psychologique qui fait qu'après un abus les souvenirs sont effacés. Souvent il reviennent, 30 ou 40 ans après. C'est ce phénomène qui devrait être pris en compte par la justice pour rendre les abus sexuels imprescriptibles, comme ils le sont dans de nombreux pays. 

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