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Faits divers – Justice

Procès renvoyé pour le pompier soupçonné d'avoir allumé des feux dans les Landes et en Gironde

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde

Des investigations supplémentaires ont été ordonnées ce vendredi dans l'affaire du pompier landais suspecté d'avoir mis le feu, volontairement, à des parcelles de pins en juillet dans les Landes et en Gironde. Un juge d'instruction a été nommé et va reprendre l'enquête.

Plus de 80 hectares de pins ont brûlé lors des deux incendies - Image d'illustration
Plus de 80 hectares de pins ont brûlé lors des deux incendies - Image d'illustration © Maxppp - Le Lievre Nicolas

Landes, France

Le pompier landais de 22 ans suspecté d'avoir lui-même incendié des parcelles de pins en juillet à Sanguinet (Landes) et à Salles (Gironde) n'a finalement pas été jugé ce vendredi à Mont-de-Marsan. Le dossier a été renvoyé, le temps de mener des investigations supplémentaires. Un juge d'instruction a été nommé et va reprendre l'enquête. 

Si la localisation du téléphone portable du prévenu a permis, pour chacun des deux sinistres, de suspecter sa présence au "point de départ" des incendies, ces éléments ne semblent pas suffisants. "Il manque des points dans ce dossier" a reconnu Olivier Janson, le procureur de la République de Mont-de-Marsan, tout en demandant l'ouverture d'une information judiciaire, entraînant la saisine d'un juge d'instruction. 

Pompier pyromane ? 

Le pompier, lui, clame son innocence et son avocate, Me Carol Ferre-Darricau a regretté ce renvoi, estimant qu'elle aurait pu obtenir la relaxe de son client ce vendredi si le procès s'était tenu. 

Toute l'accusation repose en effet sur la géolocalisation du prévenu, au moment des incendies. Alors qu'il est le premier à voir la colonne de fumée le 16 juillet dernier lors du feu de Salles, il appelle les pompiers à 16h09. Or à 15h21 son téléphone portable se trouvait au point de départ de l'incendie, selon les enquêteurs. Même chose le mardi suivant, lors de l'incendie de Sanguinet, "son téléphone bornait au point de l'émission" de l'incendie, a décrit ce vendredi le président du tribunal. 

Des questions sur la précision de la géolocalisation 

Des faits que conteste le prévenu : il assure qu'il se trouvait à son domicile, au moment où les incendies se sont déclarés. "Les outils de géolocalisation ne sont pas fiables" a abondé son avocate. Elle assure que la géolocalisation ne permet pas, au mètre près, de dire où se trouvait son client et que la marge d'erreur est de plusieurs kilomètres. "Les mesures montrent seulement qu'il se trouvait dans la zone des incendies, or il habite dans la zone" a-t-elle précisé. 

Le juge d'instruction va reprendre l'enquête et pourra ordonner des investigations supplémentaires pour tenter d'affiner la localisation du suspect, et de son téléphone portable, au moment des incendies. 

A Salles, le 16 juillet dernier, 68 hectares de pins étaient partis en fumée lors de cet incendie. Le 23 juillet, 22 hectares de pinède avait été détruits à Sanguinet. 

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