Faits divers – Justice

Procès Sabattier : première journée et examen de la personnalité des accusés

Par Stéphane Milhomme, France Bleu Drôme-Ardèche lundi 3 février 2014 à 17:00

Le banc des accusés de la cour d'assises de la Drôme.
Le banc des accusés de la cour d'assises de la Drôme. © Stéphane Milhomme - Radio France

Corey Sabattier un caïd de Valence est devant les assises de la Drôme avec cinq de ses complices présumés. Issu du quartier Fontbarlettes, ce jeune homme de 28 ans ultra violent, s'est déjà évadé deux fois. Il est poursuivi pour des vols de voitures avec violence et pour avoir manqué d'écraser deux gendarmes en juin 2010 au Teil en Ardèche.

"Les parents de Corey Sabattier sont divorcés mais ils continuaient à se voir régulièrement pour les fêtes de famille " ... l'expert lit l'examen de personnalité devant le principal accusé qui l'écoute sans broncher, sans un signe d'émotion apparent. Il raconte l'histoire de ce jeune des quartiers de Valence le haut qui se fait raquetter au collège Bachelard ; ses parents vont donc inscrire le jeune Corey Sabattier au collège Paul Valéry. Et là, en grandissant, il apprend à se défendre, à tel point qu'il finit par être exclu de l'établissement. A 16 ans, il arrête les études et quitte la maison pour dit-il "ne plus être une charge à sa famille" ; Sa mère, lors de cette étude, dit ne pas comprendre comment il a pu dévier ainsi. Pareil pour sa petite amie qui reste attachée à lui. Les deux femmes -à distance- évoquent un homme "gentil mais influençable" .

"Je me suis forgé comme un militaire, je peux m'adapter à l'incarcération". Corey Sabattier

Sauf que le président avait préalablement lu aux jurés l'ordonnance de mise en accusation. Sabattier reconnait avec manqué d'écraser les deux gendarmes au Teil c'est tout. Rien sur les autres faits de violence commis en bande en Drôme Ardèche et Vaucluse.

"Je me suis forgé comme un militaire, dit-il pendant l'examen de personnalité, je peux m'adapter à l'incarcération ". Un regard lucide sur son parcours de violence. Cette semaine aux assises, il encourt une peine de 30 ans de réclusion.