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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire "du bébé dans le coffre"

Procès Séréna : la mère condamnée à cinq ans de prison, dont deux ferme, par la Cour d'assises de Corrèze

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu Périgord, France Bleu

Rosa Da Cruz écope de cinq ans de prison dont deux ans ferme devant la Cour d'assises de Corrèze. Alors que la défense avait plaidé l'acquittement, la mère de Séréna, vient d'être reconnue coupable des faits reprochés. Elle est incarcérée dans la foulée.

Rosa Da Cruz, la mère de Séréna, était jugée depuis ce lundi par la cour d'assises de la Corrèze
Rosa Da Cruz, la mère de Séréna, était jugée depuis ce lundi par la cour d'assises de la Corrèze © Radio France - Nicolas Blanzat

Tulle, France

La Cour d'assises de Corrèze vient de rendre son verdict, ce vendredi, dans l'affaire Séréna, ce bébé découvert dans le coffre d'une voiture en 2013 à Terrasson, en Dordogne, près de deux ans après sa naissance. Après un peu plus de trois heures de délibération, la Cour condamne la mère Rosa Da Cruz à une peine de cinq ans de prison dont deux ans ferme. Un suivi socio-judiciaire de cinq ans est aussi prononcé. Dans la foulée, Rosa Da Cruz est incarcérée. La Cour condamne aussi la mère au versement de 19.000 euros au conseil départemental de Corrèze à qui est confiée Séréna. Enfin, elle prononce le retrait total de l'autorité parentale de Rosa Da Cruz sur Serena. 

Pas d'appel de la défense

Un jugement qui finalement satisfait les parties civiles pour qui la sanction surtout était nécessaire. Mais la défense y trouve aussi son compte. "Ce qui compte pour nous c'est que ce sera une période courte de prison" souligne Chrystèle Chassagne-Delpech l'avocate de Rosa Da Cruz, qui exclut de faire appel du jugement. Cette peine est en revanche bien inférieure à celle requise à la mi-journée par l'avocat général. Il avait réclamé huit ans de prison, un suivi socio-judiciaire de cinq ans et la déchéance de l'autorité parentale sur Séréna. Le parquet a 10 jours pour faire appel.

Déni de grossesse et d'enfant...

Un peu plus tôt dans la journée, la défense de Rosa Da Cruz, par la voix de Me Chrystèle Chassagne-Delpech, avait au contraire plaidé l'acquittement. "Une autre peine serait moyenâgeuse" selon elle. "Rosa Da Cruz a subi cette situation. Elle ne l’a pas choisie. Elle a souffert d’un déni de grossesse et d’un déni d’enfant". Depuis l'ouverture des débats, ce lundi, l'avocate n'avait pas fait mystère de ses intentions en voulant faire de ce procès celui du déni de grossesse. "Ayons peur que jamais cela nous arrive. Le déni de grossesse est un sacré fléau. Si ça vous arrive sachez que nous perdons toute conscience" a-t-elle notamment lancé à l'attention de toutes les femmes. Pour l'avocate de la mère de Séréna, la société est aussi coupable. "C’est notre société qui a laissé Rosa Da Cruz dans cette situation. Personne ne lui a proposé de suivi médico-psychologique" a aussi plaidé l’avocate de la défense rappelant que l'accusée avait eu, avant Séréna, deux enfants avec déni de grossesse (l'un total, l'autre partiel).

... contre dissimulation d'enfant

Juste avant cette plaidoirie, l'avocat général s'était au contraire attaché, dans son réquisitoire, à ramener les débats sur le cas présent. En préambule, Olivier Kern a exprimé "de la compassion pour Rosa Da Cruz parce qu’on lui a volé son procès. On lui a mis un étendard qui n’est pas le sien. Elle a adhéré à cette thèse, du déni de grossesse, pour échapper à une condamnation." Il a souligné, point par point, l'organisation mise en place par Rosa Da Cruz pour cacher l'existence de Séréna, bien consciente selon lui de ses actes. "_Rosa Da Cruz a privé Séréna de stimulation. Cette mise à l’isolement est responsable de l’état de la petite fille_. Le silence dans lequel sa mère a placé Séréna est une violence. Elle sait que ce qu’elle fait à Séréna lui fait mal. Puisque elle sait ce qu’est la normalité avec ses trois autres enfants." Tous les articles liés à l'affaire Séréna sont à retrouver dans notre dossier.

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