Faits divers – Justice

Procès Unik : un braquage qui vire au drame en sept secondes

Par Isabelle Lassalle et David Di Giacomo, France Bleu Azur vendredi 17 avril 2015 à 10:05 Mis à jour le vendredi 17 avril 2015 à 19:09

Procès du braquage sanglant de la bijouterie Unik de Cannes.
Procès du braquage sanglant de la bijouterie Unik de Cannes. © MaxPPP

Au deuxième jour du procès des quatre braqueurs présumés de la bijouterie Unik, la cour d'assises des Alpes-Maritimes a visionné les images des caméras de vidéo-surveillance du magasin de Cannes La Bocca. Des images violentes où l'on voit comment le braquage a viré au drame.

"Chacun ne voit que ce qu'il a envie de voir" , commente un des avocats de la défense, Luc-Philippe Febbraro

C’est le commentaire d’un des avocats de la défense, Luc-Philippe Febbraro, à propos des images diffusées. La mère de la victime était présente, mais Michel Unik, le frère jumeau, était absent, sur les conseils de son avocat qui lui a recommandé de quitter la salle d'audience.

Sur les images, Thierry Unik est derrière le comptoir de sa bijouterie avec une vendeuse, la compagne de son frère jumeau, Michel. Le bijoutier parle à une cliente, règle l'heure de sa montre, la lui passe au poignet. Il est souriant. Et puis brusquement, deux braqueurs entrent dans le champ de la caméra .

L'un d'eux donne un coup de fusil à pompe sur la tête de Thierry Unik. Le bijoutier tente de détourner l'arme tout en se protégeant avec les mains. Juste après, le deuxième homme, pistolet au poing, fait un geste de haut en bas en direction de Thierry Unik.

C'est à ce moment-là que le coup de feu part et le tue. Entre l'entrée des braqueurs et le coup de feu, il s'écoule seulement sept secondes."Ce qui est saisissant dans ces images, troublant et bouleversant, c'est qu'en effet, on voit la mort en direct de ce garçon, monsieur Thierry Unik" , a commenté à la sortie de la salle d'audience Max Joly, un des avocats du frère de la victime.

"C'est un tir qui implique une action volontaire, même s'il n'a pas été prémédité" , Max Joly, un des avocats du frère de la victime.

"Dire que c'est un tir qu'on n'a pas voulu, ce n'est pas possible" . Stéphane Thouvenel, 40 ans, l'auteur du coup de feu fatal, reconnaît les faits mais assure que le coup est parti accidentellement.

"La vidéo est très éloquente. On voit vraiment un geste de l'accusé qui consiste à frapper du haut vers le bas (...). Ça prouve bien véritablement son intention d'assommer " , a assuré de son côté l'avocat de M. Thouvenel, Me Fabien Collado.

"Il pense qu'il l'a assommé. Lorsqu'il voit le sang, clairement, il demande à l'une des parties présentes d'appeler les pompiers", a poursuivi Me Collado. "On a vraiment cette volonté de sauver un individu et pas de le tuer" . Le procès doit durer jusqu'au 24 avril.

Procès Unik (ENROBE)

Procès Unik (SON 1)

Procès Unik (SON 2)

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