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Producteur tabassé à Paris : la garde à vue des quatre policiers mis en cause prolongée

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Par , France Bleu

Une semaine après le passage à tabac d'un producteur de musique noir par des forces de l'ordre à Paris, les quatre policiers mis en cause ont vu leur garde à vue prolongée ce samedi. Ils sont entendus depuis vendredi dans les locaux de l'IGPN, la police des polices.

Les gardes à vue des quatre policiers mis en cause dans le passage à tabac de Michel Zecler ont été prolongées (illustration).
Les gardes à vue des quatre policiers mis en cause dans le passage à tabac de Michel Zecler ont été prolongées (illustration). © AFP - NICOLAS BILLIAUX / HANS LUCAS

La garde à vue des quatre policiers, mis en cause dans le passage à tabac d'un producteur de musique noir il y a une semaine à Paris, a été prolongée ce samedi. Suspendus de leurs fonctions depuis jeudi à titre conservatoire, ils sont entendus depuis 24 heures dans les locaux de l'IGPN, la police des polices. 

Dans les images de vidéosurveillance dévoilées par Loopsider jeudi, le producteur, Michel Zecler, est rouée de coups par trois fonctionnaires de police dans l'entrée d'un studio de musique du XVIIe arrondissement de la capitale. Une deuxième vidéo a été publiée vendredi, où l'on voit la victime frappée dans la rue par l'un de ces trois policiers. Le producteur de musique a également expliqué avoir été traité de "sale nègre". 

Ces trois policiers sont entendus pour "violences à caractère raciste", "faux en écriture publique, violation de domicile par personne dépositaire de l'autorité publique et dégradations volontaires de bien privé", selon le parquet de Paris. 

Le quatrième policier soupçonné d'avoir lancé la grenade lacrymogène

Le quatrième policier est lui entendu pour "violences volontaires, avec arme et en réunion ainsi que du chef de dégradations volontaires par moyen dangereux", par personne dépositaire de l'autorité publique, a détaillé le parquet. Son avocat a fait savoir à l'AFP qu'il s'agissait de "faits distincts".

Il est soupçonné d'avoir lancé une grenade lacrymogène dans le studio de musique. "Il n'a pas été en contact direct avec Michel Zecler", est "seulement arrivé en renfort" et ne "peut pas être concerné par les accusations de racisme", a-t-il souligné.

Dans cette affaire, le producteur de musique a dans un premier temps été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique" et "rébellion". Mais elle a été classée sans suite.

Dans un long message posté sur Facebook vendredi soir, Emmanuel Macron a dénoncé des images qui "nous font honte" et a demandé une police "exemplaire". Le chef de l'Etat demande au gouvernement de proposer des mesures de lutte contre les discriminations.

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