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Projet de loi bioéthique : le combat d'une bretonne pour la PMA post-mortem

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Par , France Bleu Breizh Izel

Laurenne Caballero se bat depuis des mois pour pouvoir avoir un enfant issu d'un embryon congelé et conçu avec son mari décédé en avril 2019. Le projet de loi bioéthique en discussion à l'Assemblée pourrait enfin lui donner gain de cause. Mais le temps presse...

Laurenne Caballero
Laurenne Caballero © Radio France

Le  projet de loi bioéthique a fait son retour ce lundi devant l'Assemblée nationale. 

Les débats vont durer au moins toute la semaine avec 2.300 amendements à éplucher. La loi doit déboucher sur la PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes les femmes. Parmi les points en débat, il y a la PMA post-mortem. En clair, la possibilité pour des femmes qui ont commencé le processus et qui ont perdu leur mari de pratiquer une PMA à partir des embryons congelés ce qui n'est pas possible aujourd'hui.  

Déboutée deux fois par la justice

L'évolution de la loi intéresse particulièrement Laurenne Caballero. Cette Quimpéroise a perdu son mari en avril 2019. Fin 2019 et début 2020, elle a été déboutée par le tribunal administratif de Rennes puis par le Conseil d'État pour utiliser les quatre embryons restants à l'hôpital de Brest ou les transférer en Espagne où la PMA post-mortem est autorisée.

Deux ans de délai devant la CEDH

Son avocat a transmis le dossier à la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) mais la procédure devrait durer deux ans minimum, sans garantie de résultat.  Maître Nicolas Josselin estime que l'évolution de la loi française est indispensable : "C'est ce que l'on dit depuis plusieurs mois dans ce dossier, Mme Caballero n'aurait pas le droit de mener à bien ce projet de vie familiale alors qu'une femme seule pourrait avoir un enfant, en passant par un donneur. Cela nous semble incohérent, et c'est ce qu'avait souligné le Conseil d'État dans son rapport sur le projet de loi". 

Il faut faire le suivi psychologique 

Laurenne Caballero espère donc une évolution législative et se dit d'accord avec un encadrement strict de la procédure : "Le suivi psychologique, il faut le faire. C'est pour cela que je n'ai pas enclenché tout de suite la procédure, je ne m'en sentais pas capable avant d'en avoir parlé à ma famille". 

Laurenne pourrait être l'une des premières femmes à en bénéficier

Mais le temps presse car un délai maximum de deux ans (six mois après le décès pour l'accompagnement et la réflexion puis 18 mois pour finaliser la procédure) serait sans doute instauré pour les PMA post-mortem. 

Or, cela fera deux ans en avril 2021 que le mari de Laurenne est décédé. Même si la PMA post-mortem était approuvée, il faudrait encore attendre les décrets d'application. Dans le meilleur des cas, Laurenne Caballero pourrait devenir l'une des premières femmes françaises à en bénéficier. "Ce serait un beau symbole" pour son avocat.

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