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Faits divers – Justice

Prostitution d'adolescentes en Ile-de-France : jusqu'à trois ans et demi de prison ferme pour les proxénètes

mercredi 4 juillet 2018 à 8:19 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Douze jeunes hommes ont été condamnés mardi à des peines qui vont de six mois avec sursis à trois ans et demi de prison ferme. Ils étaient jugés à Paris pour avoir prostitué, dans toute l'Ile-de-France, une vingtaine d'adolescentes pour la plupart mineures au moment des faits.

"Proxénétisme des cités" : 12 jeunes proxénètes condamnés.
"Proxénétisme des cités" : 12 jeunes proxénètes condamnés. © Maxppp -

Paris, Île-de-France, France

Douze jeunes hommes âgés, pour la plupart de 22 et 23 ans, jugés à Paris pour proxénétisme aggravé, ont été condamnés mardi à des peines allant de six mois avec sursis à trois ans et demi de prison ferme. En 2015 et 2016, ils avaient prostitué des adolescentes dans toute l'Ile-de-France. Les enquêteurs ont identifié 24 victimes dont 17 mineures. La plus jeune avait 14 ans. Aucune n'est venue au procès, aucune n'a témoigné. L'avocate des parties civiles a expliqué "qu'il était difficile de dénoncer des faits dont on a honte". 

Le proxénétisme des cités : un fléau

Ce procès était, selon le procureur, celui d'un fléau : le "proxénétisme des cités". A la mi-juin, la procureure générale de la cour d'appel de Paris, Catherine Champrenault, avait alerté sur ce phénomène lié, selon elle, "à la fois à une avidité pour l'argent et une banalisation à l'extrême de l'acte sexuel exacerbée par l'explosion de la pornographie"

Un piège qui se referme

Les jeunes filles, qui étaient presque toutes mineures au moment des faits, étaient recrutées sur les réseaux sociaux, dans des bars ou même dans la rue. Toutes les victimes étaient, dans un premier temps, consentantes mais "elles n'avaient aucune idée du piège qui se refermait sur elles", a expliqué la présidente au début du procès. Les adolescentes étaient toutes en détresse, en rupture parfois en fugue.  

Des condamnations à plus de 45.000 euros ont aussi été prononcées en faveur des parties civiles, des associations qui luttent contre le proxénétisme et la prostitution des enfants, et deux des victimes au titre du préjudice moral.