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Protection des mineurs contre les abus sexuels : "il fallait un cadre", se réjouit la présidente d'Aispas

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les députés ont voté à l'unanimité lundi plusieurs mesures pour renforcer la protection des mineurs face aux abus sexuels, notamment l'instauration d'un âge de non-consentement à 15 ans.

Sylvie Barjon, présidente de l'Aispas, l'association interprofessionnelle de soins et de prévention des abus sexuels.
Sylvie Barjon, présidente de l'Aispas, l'association interprofessionnelle de soins et de prévention des abus sexuels. © Radio France

Les discussions sont allées plus vite que prévu à l'Assemblée nationale lundi sur le renforcement de la protection des mineurs contre les violences sexuelles : les députés ont voté à l'unanimité un texte qui va dans ce sens et qui fixe à 15 ans l'âge en-dessous duquel un enfant est considéré non-consentant pour un acte sexuel avec un adulte, 18 ans en cas d'inceste.

Pour la présidente de l'Association interprofessionnelle de soins et de prévention des abus sexuels (Aispas), il était essentiel de fixer ce cadre. "Les magistrats étaient un peu coincés avec la qualification des actes puisqu'il fallait qu'il y ait violence, contrainte, menace ou surprise... et on aboutissait à des situations un peu incohérentes où on arrivait à se poser la question du consentement pour un enfant de 11 ans", explique Sylvie Barjon. "Là au moins, cette question ne sera plus posée, ne sera plus débattue", poursuit-elle. Elle estime par ailleurs que fixer l'âge de non-consentement à 15 ans est cohérent puisque c'est l'âge de la majorité sexuelle.

Renforcer la prévention

Sylvie Barjon espère que cette loi, qui doit aboutir au printemps, sera accompagnée d'un renforcement de la prévention, comme l'a indiqué lundi le secrétaire d'État à l'enfance Adrien Taquet. C'est une mission que mène l'association Aispas depuis de nombreuses années dans les écoles, mais "il manque des moyens", déplore la présidente de l'association. "Je parle de l'association mais c'est aussi une mission Éducation nationale, santé scolaire, des travailleurs sociaux du département et ces personnes n'ont pas suffisamment de temps pour se consacrer à cette prévention", regrette Sylvie Barjon. Aispas va d'ailleurs travailler directement avec le secrétariat d'État à l'enfance sur la réflexion autour de cette mission de prévention.

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