Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Provocation à la haine raciale : les élus Rassemblement National de Limoges sont relaxés

vendredi 9 novembre 2018 à 12:07 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

Le tribunal correctionnel de Limoges a relaxé, ce vendredi, les conseillers municipaux RN Vincent Gérard et Christine Marty. Ils étaient poursuivis pour provocation à la haine raciale mais le tribunal a estimé que le délai de prescription était atteint. Il ne s'est donc pas prononcé sur le fond.

Vincent Gérard et Christine Marty, accompagnés de leur avocat, ont été relaxés des poursuites de provocation à la haine raciale
Vincent Gérard et Christine Marty, accompagnés de leur avocat, ont été relaxés des poursuites de provocation à la haine raciale © Radio France - Jérôme Edant

Limoges, France

Les conseillers municipaux Rassemblement National de Limoges, Vincent Gérard et Christine Marty, ont été relaxés ce vendredi matin par le tribunal correctionnel de Limoges dans l'affaire de provocation à la haine raciale.

Ils étaient poursuivis après 

la publication d'une tribune publiée dans le journal municipal de décembre 2017

. Il évoquait un fait divers aux urgences du CHU de Limoges mettant en cause un migrant sans le nommer, parlant de "nos invités" et de "ces nouveaux habitants". Après une allusion aux événements de viols collectifs survenus à l'époque à Cologne en Allemagne, l'élu concluait : "devrait-on préparer nos épouses et nos filles à subir les viols collectifs, les humiliations et les violences ?". Le procès s'est déroulé le 30 octobre dernier devant le tribunal de Limoges.

Le tribunal ne s'est pas prononcé sur le fond de l'affaire

Les juges ont donc relaxé les deux prévenus mais sans juger le fond de l'affaire. Ils ont considéré, comme l'appuyait l'avocat de la défense, que le délai de prescription était dépassé au moment où les poursuites ont été lancées par le parquet.

C'est la deuxième relaxe pour ces deux élus Rassemblement National dans cette affaire. En juin dernier, la première décision du tribunal correctionnel avait également été prise pour un vice de procédure. La justice ne se sera donc jamais prononcée sur le fond.