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Punaises de lit, moisissures, surpopulation : le calvaire à la prison de Perpignan

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

L'Observatoire international des prisons indique recevoir de nombreux témoignages en provenance de la maison d'arrêt de Perpignan. Ils dénoncent la surpopulation extrême et la vétusté de l’établissement.

Un détenu de Perpignan prend ses pieds en photo pour dénoncer une infestation de punaises
Un détenu de Perpignan prend ses pieds en photo pour dénoncer une infestation de punaises -

"Mon fils est incarcéré à Perpignan à sept dans une cellule infestée de punaises de lit. Alors que les matelas et draps devraient être changés pour stopper l'invasion, rien n'est fait dans ce sens". Cet appel au secours a été lancé il y a quelques jours par la mère d'un détenu auprès de l'Observatoire international des prisons. 

En cette fin juillet, la maison d'arrêt de Perpignan est de nouveau totalement saturée.  Pourtant, plusieurs dizaines de détenus avaient été relâchés au printemps dernier, au moment de la vague de Covid-19. Le répit aura été de très courte durée. Selon les syndicats, une soixantaine de détenus sont actuellement obligés de dormir au sol sur des matelas. Selon l'Observatoire international des prisons (OIP), le taux d'occupation au 1er juillet était de 180% dans la maison d'arrêt (352 détenus pour 196 places). 

"Nous recevons de multiples témoignages ces dernières semaines provenant de la prison de Perpignan", assure François Bès, le coordinateur du pôle enquête à l'OIP. "En plus de la surpopulation, il en ressort un vrai problème de vétusté : des douches avec des moisissures et des champignons, des cellules avec des carreaux extrêmement crasseux, cellules infestées de punaises de lit...

Selon François Bès, "ces conditions de détention déplorables et invivables génèrent des tensions chez les personnes détenues qui doivent les subir au quotidien. Quand vous êtes trois dans une cellule de neuf mètres carrés, obligés de cohabiter 22 heures sur 24..."

Avec l'arrivée des fortes chaleurs, les syndicats de surveillants craignent que la situation ne devienne explosive. "Tous ces ingrédients se marient très mal", s'inquiète Frédéric Jénot, de Force Ouvrière, en évoquant, pêle-mêle, les infestations de puces et de moustiques, les champignons et les fuites dans la toiture

"Le personnel pénitentiaire est fatigué, poursuit Frédéric Jénot, on nous a demandé d'assurer la continuité du service public pendant le confinement. Les agents ont joué le jeu, tous les jours, 24 heures sur 24. Aujourd'hui, le personnel est épuisé, les fortes chaleurs sont arrivées, la prison est surpeuplée... la situation est en train de se tendre."

Pour l'heure, l'administration pénitentiaire n'a pas encore répondu à nos sollicitations. L'État a promis la construction d'une nouvelle prison dans les prochaines années à Perpignan. 

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