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Faits divers – Justice

Puy-de-Dôme : procès autour d'un trafic de téléphones portables au centre pénitentiaire de Riom

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Par , , France Bleu Pays d'Auvergne

12 prévenus, dont un agent pénitentiaire, comparaissent ce vendredi dans le cadre d'une affaire du trafic de téléphones portables au sein du centre pénitentiaire de Riom. Un phénomène qui prend de l'ampleur dans les prisons françaises.

uy-de-Dôme : trafic de téléphones portables au centre pénitentiaire de Riom
uy-de-Dôme : trafic de téléphones portables au centre pénitentiaire de Riom © Radio France - Olivier Vidal

Riom, Puy-de-Dôme, France

Au total, 12 personnes comparaissent ce vendredi après-midi au tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour avoir participé de près ou de loin à un trafic de téléphones portables au sein du centre pénitentiaire de Riom (Puy-de-Dôme). Parmi les prévenus, un surveillant, qui dit avoir été contraint d'y participer par un détenu très défavorablement connu de la justice, qui lui aurait fait du chantage. Interpellé en 2018, cet agent avait été placé sous contrôle judiciaire au printemps dernier, avec interdiction de poursuivre son activité professionnelle.  

Engrenage et chantage

Ce surveillant, âgé d’une trentaine d’années, se serait "laissé tenter", d'abord en faisant passer de la nourriture, puis des téléphones portables. Maître Antoine Portal, l'avocat de l'agent pénitentiaire. "Il a d'abord rentré un aliment pour un détenu qui lui faisait un peu de chantage. Il n'a pas saisi à ce moment-là qu'il mettait le doigt dans un engrenage." Ses premiers "écarts" remonteraient pourtant à plusieurs années, lorsqu’il était en poste à la maison d’arrêt de Clermont-Ferrand.

Maître Antoine Portal, l'avocat de l'agent pénitentiaire

Mini téléphones indétectables

Il y a deux semaines, quatre téléphones ont été saisis dans quatre cellules au sein du très moderne établissement riomois. Chantage, pression exercée par des détenus, le phénomène est bien connu. Un vrai fléau, selon Benoit Daudé, secrétaire interrégional adjoint de Force Ouvrière pénitentiaire. "Des mini téléphones arrivent malheureusement à rentrer au niveau des parloirs, parce qu'ils ne sont pas détectables. Avant, ce type de téléphone servait uniquement à contacter les familles. Aujourd'hui, ils sont plus perfectionnés, ils ne sonnent pas au portique. Ils (les détenus) arrivent à avoir accès à internet et aux réseaux sociaux". 

Ce qui peut avoir de graves conséquences poursuit Benoit Daudé. "Ça peut permettre aux détenus de poursuivre leur trafic à l'intérieur ou l'extérieur de la prison, ça permet aussi faire de pression sur les victimes. Dans le pire des cas, il y a un risque de préparation d'évasion, voire d'attentat". 

Benoit Daudé, secrétaire interrégional adjoint de Force Ouvrière pénitentiaire

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