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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : "Ils veulent casser du flic", témoignage d'un CRS auvergnat

vendredi 7 décembre 2018 à 17:37 Par Jean-Pierre de Mongelas, France Bleu Pays d'Auvergne

L'alerte maximale est décrétée en France. 8000 policiers et gendarmes seront déployés ce samedi à Paris pour maintenir l'ordre. Parmi eux, près d'une centaine d'hommes de la CRS 48 basée à Châtel-Guyon dans le Puy-de-Dôme. Témoignage de François,un policier sous tension.

Les hommes de la CRS 48 à l'entrainement
Les hommes de la CRS 48 à l'entrainement © Maxppp - Boileau Franck

Châtel-Guyon, Puy-de-Dôme, France

Trois semaines après la première grande mobilisation contre la hausse de la taxe sur les carburants, le gouvernement craint une nouvelle flambée de violences pour "l'acte IV" du mouvement des "gilets jaunes.  Un dispositif "exceptionnel" de 89.000 membres des forces de l'ordre, dont 8.000 à Paris, sera déployé sur tout le territoire. 

Un déploiement de force exceptionnel

Près d'une centaine d'hommes de la CRS 48 basée à Châtel-Guyon dans le Puy de dôme sont partis ce vendredi matin en mission à Paris pour maintenir l'ordre face notamment à des groupuscules d'extrême gauche et d'extrême droite déterminés à en découdre. "On sait qu'on va pas tomber sur une manifestation comme les autres, les gens qui sont en face de nous veulent casser du flic" s'exclame François, CRS à la compagnie 48 de Châtel. Délégué du syndicat Alliance Police Nationale, il appréhende ce départ pour Paris malgré une importante  préparation mentale et physique. "On sait depuis le week-end dernier qu'on risquait d'être mis dans ce dispositif des unités de force mobile pour enrayer cette manifestation ou plutôt cet événement insurrectionnel"

"Etre CRS, c'est être fidèle à notre devise, servir" - François, 25 ans de carrière chez les Compagnies Républicaines de Sécurité 

Répétition générale pour les hommes de la CRS 48 - Maxppp
Répétition générale pour les hommes de la CRS 48 © Maxppp - Boileau Franck

Néanmoins, François, C.R.S. expérimenté, espère que les "hautes autorités" de commandement permettront aux CRS sur le terrain d'éviter de servir "de chair à canon". "Le week-end dernier, tous nos collègues ont été atterrés de voir certains de leur collègues se faire "massacrer la tronche", et aucun ordre n'était donné pour aller les soutenir."

Une mission à haut risque que craint particulièrement  son épouse et ses enfants pourtant habitués à le voir partir souvent sur le terrain. Le maire de Châtel-Guyon a eu une pensée pour eux.