Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Puy-de-Dôme : les magistrats mobilisés contre leur ministre "qui ne respecte pas l'indépendance de la justice"

-
Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Les robes noires voient rouge. A Clermont-Ferrand, ce jeudi, des magistrats ont dénoncé les propos et les décisions du garde des Sceaux. Eric Dupond-Moretti est accusé d'attaquer l'institution judiciaire.

Quelques uns des magistrats réunis ce jeudi devant la cité judiciaire de Clermont-Ferrand
Quelques uns des magistrats réunis ce jeudi devant la cité judiciaire de Clermont-Ferrand © Radio France - Dominique Manent

La confiance entre les magistrats et le ministre de la Justice est rompue. Ce jeudi, partout en France, on a vu des magistrats descendre devant les tribunaux pour exprimer leur colère. A la cité judiciaire de Clermont-Ferrand, ils étaient une petite trentaine à la mi-journée.  Le mouvement a été lancé par l'Union syndicale des magistrats et le Syndicat de la magistrature, mais beaucoup de non-syndiqués y participent. 

Les raisons de la colère

Syndiqués ou non, ils se disent tous choqués. A l'occasion de la nomination d'une avocate à la tête de l'Ecole nationale de la magistrature, le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a évoqué "l'entre-soi" au sein de l'ENM. "Faux" répondent les magistrats, pour lesquels ces propos caricaturaux discréditent l'ENM.

Clémence Cirotte est déléguée régionale du Syndicat de la magistrature pour la cour d'appel de Riom. "On partage la formation avec des avocats, on est formé par des magistrats, des avocats, et des intervenants extérieurs. Nous sommes scandalisés par ces propos. Cette image, qu'on veut nous coller à la peau, nous la dénonçons fortement".

Une forme de pression inacceptable

Mais le plus grave, selon les magistrats, c'est cette enquête administrative demandée par la Chancellerie contre trois de leurs collègues du Parquet National Financier. "Alors même que ces collègues sont en train de travailler sur un procès très sensible (affaire de corruption dans laquelle est impliquée Nicolas Sarkozy), qui ne s'est pas encore tenu, et que peut-être certains d'entre eux vont requérir à l'audience. Et ce qui nous choque encore plus, c'est que cette atteinte intervient dans un contexte de conflit d'intérêt sur lequel le ministre refuse de s'expliquer".

La démocratie menacée ?

Les magistrats estiment que ces attaques sont dangereuses dans un Etat de droit. Derrière son masque, Nassira Belkacemi, qui est juge d'instruction à Clermont-Ferrand, exprime sa colère. "M. le garde des Sceaux ne respecte pas la démocratie et la séparation des pouvoirs. Nous sommes là pour défendre une justice sans pression. Ce qui nous intéresse, c'est le citoyen, c'est le justiciable". 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess