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"Quand ils ont enlevé sa couche, la peau est partie avec", Mélinda 18 mois, morte ébouillantée

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

C'est une histoire sordide qui est jugée cette semaine aux assises du Nord : celle de la petite Mélinda, 18 mois, morte après avoir été ébouillantée par son beau-père et qui a vécu un véritable supplice. La mère de l'enfant et le logeur du couple sont aussi à la barre des accusés.

Le procès a lieu aux assises du Nord, à Douai.
Le procès a lieu aux assises du Nord, à Douai. © Maxppp - Sebastien JARRY

C'est un calvaire que la petite Mélinda, 18 mois lorsqu'elle est décédée, a subi. Son beau-père, mis en examen pour acte de torture et barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, comparaît aux assises de Douai aux côtés de la mère de l'enfant et de leur logeur. Le 16 mai 2016 au soir, à Neufmesnil dans le Nord, il aurait donné un bain d'eau quasi-bouillante à l'enfant, "65 degrés", précise l'avocat du père de Mélinda, qui s'est constitué partie civile.

Les responsabilités précises des trois accusés devront être démêlées, à partir de ce mardi, mais pour Me Hugo Van Cauwerberge, la mère ne pouvait pas ignorer le calvaire que la "petite", comme elle l'appelle, a vécu toute la nuit. "Elle hurlait, raconte-t-il. Elle a vomi et c'est sa mère qui a nettoyé. Elle était rouge et boursouflée. Ils lui ont mis de la crème hydratante. Le lendemain, quand ils ont enlevé sa couche, la peau est partie avec." 

La fillette avait apparemment déjà subi des violences de la part de son beau-père, avant la soirée fatale : des coups, des bains glacés et même un seau d'excréments de chiens renversé sur la tête. Le père de l'enfant, séparé de la mère, s'était aperçu des bleus et avait prévenu les services sociaux, sans qu'il n'y ait de suite.

La personnalité des prévenus

Chemise blanche et l'air renfermé, le beau-père, 21 ans au moment des faits, est décrit comme immature, influençable et fragile par ses proches, voire retardé, mais sans antécédents. Le portrait d'un "idiot du village", résume son avocat. Pas si simple, en réalité. Il est aussi impulsif, agressif et violent, assure le psychiatre qui l'a expertisé. Victime de harcèlement scolaire, il a été violé, assure-t-il, à 12 ans par une connaissance de son père, un homme d'une cinquantaine d'années à l'époque.

A ses côtés, la mère, 31 ans à l'époque, manipulatrice, méchante, jalouse, selon sa propre famille, brutalisée par son beau-père quand elle était enfant. Elle a déjà été condamnée à trois mois de prison avec sursis pour violences aggravées sur une autre de ses filles, Joulia, décédée elle aussi à 20 mois, avant la naissance de Mélinda, dans un accident pour lequel le parrain de l'enfant a été condamné en première instance. La mère comparaît cette fois-ci pour privation de soins ayant entraîné la mort.

Enfin, le troisième prévenu : le logeur du couple, celui-là même qui est accusé de viol par le beau-père et déjà condamné pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans par sa nièce. Lui est accusé pour ne pas avoir empêché le crime. Un trio malsain dans lequel il reste à déterminer le rôle de chacun et qui tire les ficelles.

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