Infos

Quand la PJJ répond aux idées reçues sur les mineurs délinquants

Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin lundi 10 octobre 2016 à 10:45

 Rachel Pieteraerents est l'une des responsables de la PJJ en Haute-Vienne
Rachel Pieteraerents est l'une des responsables de la PJJ en Haute-Vienne © Radio France - Régis Mazabraud / Maxppp (photo d'illustration)

Nombreux, violents, impunis. Voilà comment sont souvent perçus les jeunes délinquants. Une image fausse, nous a expliqué, chiffres à l'appui, l'invitée de 8h20 ce lundi, Rachel Pieteraerents, l'une des responsables de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) en Haute-Vienne.

Les mineurs délinquants ne sont ni plus nombreux, ni plus violents qu'avant. Mise au point, à l'occasion des portes-ouvertes de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, à Limoges, par l'une des responsables de la PJJ de la Haute-Vienne, Rachel Pieteraerents.

Nombreux ? "Les mineurs représentent une toute petite part, 4%, de la justice pénale". Violents ? "Les actes commis sont surtout des atteintes aux biens".

Impunis ? C'est le contraire, selon Rachel Pieteraerents, "dans 94% des affaires impliquant des mineurs, il y a une réponse pénale, c'est à dire que la personne est jugée et qu'ensuite il y a soit une sanction soit une mesure éducative. Alors que dans les années 90, c'était seulement 60% des cas." Il y a toujours une primauté de l'éducatif sur le répressif.

Multirécidivistes ?Là encore, la réponse est non. "Le plus souvent, on ne les voit qu'une fois : ils ne sont pas nombreux à récidiver et avec ceux-là, la justice est plus sévère aujourd'hui". Pour cette minorité, il y a plusieurs options de placement : des établissements comme le foyer de la PJJ à Limoges, des familles ou encore les Centres éducatifs renforcés ou fermés, pour les cas les plus durs.

Toute l'interview en vidéo ici :

Partager sur :