Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Quatre agents d'un collège de Floirac portent plainte pour harcèlement moral contre son principal

lundi 14 octobre 2013 à 7:00 Par Martin Cotta, France Bleu Gironde

Une enquête de police doit déterminer si oui ou non quatre agents d'entretien du collège Georges-Rayet à Floirac sont victimes de harcèlement de la part du principal du collège. Un problème de logement de fonction serait à l'origine du contentieux.

Quatre agents d'un collège de Floirac portent plainte pour harcèlement moral contre son principal
Quatre agents d'un collège de Floirac portent plainte pour harcèlement moral contre son principal

Il y a un an et demi, lorsque Khaled (le prénom a été changé) est muté au collège Georges-Rayet de Floirac, il prend un logement de fonction. Avec lui vivent sa femme et ses trois enfants. Selon le syndicat Sud et la Ligue des droits de l'Homme, ce logement est un F3, trop petit pour la famille. Khaled demande donc au principal du collège à pouvoir changer et loger dans un appartement plus grand. Pas question pour le principal. Selon ce dernier, en plus, "tous les logements de fonction dans le collège font la même taille ".

Pour remédier au problème, le Conseil général de Gironde (employeur de Khaled) débloque des crédits pour construire une mezzanine dans l'appartement de l'agent. Mais rien y fait : cette solution ne convient pas à Khaled.

Le conflit fait alors tâche d'huile : **trois  autres agents de l'établissement* , dont sa gestionnaire, se montrent solidaires de leur collègue. Selon le syndicat Sud et la LDH, les relations se dégradent au quotidien avec la direction. "Ils ne se parlent plus, se regardent de travers. Le principal et des représentants de l'établissement ne se privent pas de faire des réflexions désobligeantes* ", confie Jean-Claude Guichenet le Président de la Ligue des droits de l'Homme en Gironde. Aujourd'hui, les agents subiraient donc les foudres quotidiennes d'un principal furieux de constater l'ampleur de l'affaire.

Même s'il ne donne pas d'interview, le principal nie les faits de harcèlement. Il a été entendu par la police. Selon le syndicat Sud et la LDH, certains agents auraient pourtant envisagé le suicide . Dans le cas d'un des agents, le malaise se traduirait sous la forme de psiorasis, une réaction cutanée difficile à soigner, sorte de plaque rouge sur la peau.

Khaled, lui, enchaîne les arrêts maladies. Il est d'ores et déjà muté dans un collège de Lormont début novembre mais l'affaire n'est pas terminée car une enquête de police est ouverte.

Le reportage France Bleu Gironde de Martin Cotta