Faits divers – Justice

Quatre ans après le meurtre de Malans, l'association Amalthée Marielle poursuit son combat

Par Anne Fauvarque et Véronique Narboux, France Bleu Besançon mardi 31 janvier 2017 à 4:00

L’association Amalthée Marielle, créée en 2013, après le drame de Malans, en Haute-Saône
L’association Amalthée Marielle, créée en 2013, après le drame de Malans, en Haute-Saône

Le 31 janvier 2013, à Malans, en Haute-Saône, une assistante maternelle de 50 ans était abattue par son voisin, un homme connu pour son agressivité. Depuis, l'association Amalthée Marielle milite pour que les individus dangereux puissent être désarmés afin d'éviter le pire.

C'était il y a tout juste quatre ans : le 31 janvier 2013, à Malans, près de Pesmes en Haute-Saône, Marielle Paris, une assistante maternelle de 50 ans était abattue par son voisin en pleine rue du village. Son agresseur ? Un octogénaire visé par dix plaintes pour actes de vandalisme et menaces à l'encontre de son voisinage. Le meurtrier, jugé en 2015 par la cour d'assises de Haute-Saône a écopé d'une peine de quinze ans de réclusion criminelle. Il est décédé deux mois après le verdict.

Après le drame, les trois enfants de la victime et des habitants de la commune ont créé l'association Amalthée Marielle, très active sur Facebook et sur le net. Elle milite pour qu'une loi permette aux maires à qui l'on a signalé un individu potentiellement dangereux puissent saisir le parquet et que soit instauré un retrait automatique des armes détenues par l'individu en question.

Cette proposition de loi a été déposée par le député-maire LR de Vesoul, Alain Chrétien et en janvier 2014, un amendement a été adopté. Il autorise la perquisition pour neutraliser une arme au domicile de toute personne ayant déjà fait l'objet d'une condamnation. Aurélia Paris, la fille aînée de la victime, y voit un premier pas et une "première victoire" même si le but, dit-elle, reste "que la proposition dans son ensemble soit débattue et adoptée."

La famille de Marielle,  mobilisée depuis quatre ans - Aucun(e)
La famille de Marielle, mobilisée depuis quatre ans -

L'association a aussi créé un clip en septembre 2015 pour sensibiliser à l'intérêt d'une telle loi. Clip diffusé notamment dans les conseils municipaux. Et le retour est bon : "Tous les villages sont déjà pré sensibilisés à cette cause, indique Aurélia. On leur explique qu'on a une solution et qu'on aimerait que cette solution passe, pour éviter des drames."

Dans les jours qui viennent, l'association enverra un courrier aux candidats à la présidentielle. "C'est ce qui peut nous faire avancer pour cette année" conclut la jeune femme.