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Quatre ans et demi de prison ferme pour un chauffard qui a renversé des militantes féministes

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

L'automobiliste qui a foncé sur quatre jeunes femmes, fin août à Montpellier, a été condamné jeudi à quatre ans et demi de prison ferme. Elles étaient en train de coller des affiches contre les violences sexistes quand il a menacé de les violer avant de les renverser avec sa voiture.

Rassemblement de soutien aux quatre militantes féministes juste avant l'ouverture du procès
Rassemblement de soutien aux quatre militantes féministes juste avant l'ouverture du procès © Radio France - Salah Hamdaoui

"Ce sont des jeunes qui avancent debout. Elles sont des vigies, des aiguilleuses de conscience et elles ont failli y laisser leur peau". Les mots sont de Me Anne Bouillon, l'avocate de Loreline, Thaïs, Solenne et Anne, quatre militantes d'une vingtaine d'années mobilisées contre les violences faites aux femmes. 

"J'ai violé la femme de Dieu"

Fin août 2020 à Montpellier, elles étaient justement en train de coller des affiches contre les violences sexistes, à deux pas du CHU Lapeyronie. Vers 23 heures, un automobiliste s'arrête au milieu de la chaussée, "je m'appelle Satan, j'ai violé la femme de Dieu et je vais vous violer".

Dix minutes plus tard, il revient au volant de sa voiture, prend la route à contresens, monte sur le trottoir et fonce littéralement sur les jeunes femmes avant de percuter trois d'entre elles. "Il avait le visage déterminé et haineux, là je me suis dit : 'Il nous veut du mal' " se souvient Anne, celle qui a été le plus sérieusement touchée, toujours marquée par l'agression.

Malheureusement, les menaces sont monnaie courante selon Thaïs

L'enquête révélera que c'est Samir qui était volant, 28 ans et 10 condamnations à son casier judiciaire. Il était jugé ce jeudi par le tribunal correctionnel de Montpellier. Il a eu beau tout nier en bloc, affirmer qu'elles l'ont confondu avec un autre, les charges sont accablantes : la voiture, les images vidéo, les vêtements, la téléphonie, l'identification formelle par l'une des victimes.

Son avocat a demandé la relaxe faisant observer que la défense de son client n'était pas "aussi délirante qu'elle le parait" et il a, lui aussi, émis l'hypothèse que c'est peut-être une autre personne qui était au volant ce soir-là.

Dangerosité psychiatrique forte selon un expert

"La décision de ce tribunal ne sera pas une décision de militantisme féministe" avait prévenu le procureur de la République qui a requis quatre ans de prison ferme, "mais si là, la motivation sexiste n'existe pas, où pourrait-elle exister ?" demande Lionel Sabater-Bono en ajoutant qu'on est "passé à deux doigts de la cour d'assises pour tentative d'homicide volontaire". Le jugement a été rendu le jour-même en retenant l'altération du discernement : quatre ans et demi de prison ferme. 

Même si le tribunal correctionnel a retenu une altération de son discernement, la sanction reste lourde selon Me Bouillon, l'avocate des victimes

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