Faits divers – Justice

Quatre "enfants sauvages" découverts dans un appartement en Seine-Saint-Denis

Par Thibaut Lehut, France Bleu jeudi 20 mars 2014 à 11:49 Mis à jour le jeudi 20 mars 2014 à 12:04

La Cité des 4.000, à La Courneuve, en 2009
La Cité des 4.000, à La Courneuve, en 2009 © Maxppp

La police a trouvé quatre enfants, de 2 mois à 6 ans, qui vivaient quasiment reclus dans leur logement à La Courneuve. Une découverte qui remonte à début février, mais qui n'a été rendue publique que ce jeudi.

Début février, la police est alertée par l'hôpital dans lequel l'un des enfants vient d'être soigné. Les policiers se rendent dans l'appartement familial de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), et découvrent alors la présence de quatre frères et soeurs "sauvages" qui vivaient en autarcie, en compagnie de leurs parents.

Les trois garçons de 2 à 6 ans, ainsi qu'une petite fille de 2 mois, étaient tous réunis dans une seule pièce de cet immeuble, situé dans la cité des 4.000. L'appartement n'était "pas très propre, pas très bien rangé, mais ce n'était pas un dépotoir non plus", a expliqué un enquêteur à l'AFP. La pièce ne comportait pas de lits mais de simples matelas, "rien ne laissait penser que des enfants en bas âge y vivaient".

Onomatopées et difficultés à marcher

C'est l'état des enfants qui inquiète les autorités. "Ils ont poussé tout seul, l'enquête laisse à penser qu'ils ne sortaient pas ou très, très peu. Leurs voisins ne les connaissaient pas, aucun n'était scolarisé, ni suivi, ils n'étaient pas vaccinés et ne voyaient pas de médecins", a ajouté l'enquêteur. Les deux plus âgés souffriraient "d'une forme d'autisme", ne parvenant à s'exprimer que par onomatopées et présentant des difficultés à marcher. Pas de traces de violences ou d'abus sexuels, en revanche.Le père et la mère (âgés respectivement de 33 et 27 ans), ne travaillent pas mais touchent des allocations pour ces enfants. Ils n'ont "absolument pas pris conscience" de la situation et ont été placés en détention. Une information judiciaire a été ouverte pour mauvais traitements sur mineurs.

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