Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Quatre gradés de la légion étrangère devant le tribunal correctionnel de Lyon ce jeudi et vendredi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Vaucluse, France Bleu Pays de Savoie, France Bleu Isère, France Bleu

Ils sont mis en cause après le décès en 2016 de six légionnaires du génie basés à Saint-Christol-d'Albion emportés par une avalanche à Valfréjus en Savoie lors d'un entrainement en montagne. Les quatre gradés sont poursuivis pour homicides involontaires et blessures involontaires.

La cérémonie d'hommage aux legionnaires emportés par l'avalanche sur la base de Saint-Christol-d'Albion
La cérémonie d'hommage aux legionnaires emportés par l'avalanche sur la base de Saint-Christol-d'Albion © Maxppp - .

Lyon, France

Sur les 51 légionnaires de la 3e compagnie du 2e Régiment Étranger de Génie de Saint-Christol-d'Albion, dix-huit sont emportés le 18 janvier 2016 par une coulée de neige de 400 mètres de large sur 300 mètres de dénivelé. Cinq étaient tués sur le coup, un autre décédera de ses blessures et les autres sont blessés. La justice reproche notamment aux quatre gradés "une connaissance insuffisante du secteur de Modane-Valfréjus", "l’absence de consultation" des guides du secteur ou encore "un manque de préparation partagée de la course en montagne."

Pour Jean-Michel Quillardet, avocat de l'un des blessés qui a quitté la légion suite à l'accident : "La discipline d'entraînement des légionnaires pour qu'ils dépassent leurs limites serait passée avant les mesures élémentaires à toute expédition en haute montage enneigée." Le jour des faits, Météo France affichait un risque d'avalanche "marqué" de trois sur une échelle de cinq, notamment dans ce type de pente raide où le groupe s'était engagé à 2.600 m d'altitude. Pour Julien Pinelli, avocat de deux des gradés, un capitaine et un caporal-chef, ce n’est pas parce qu' "un drame survient que des fautes d’imprudence ont été commises" ajoutant "qu'un exercice militaire est par définition une exposition à un aléa ou un risque sans que personne n’ait véritablement commis de faute."

Le procès se tient sur deux jours et la décision devrait être mise en délibéré vendredi en fin de journée. 

Choix de la station

France Bleu