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Faits divers – Justice

Quatre hongrois condamnés : ils organisaient un réseau de mendicité à Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

Le tribunal a condamné quatre hongrois, à des peines allant de deux à cinq ans de prison ferme, jeudi 24 mai. Ils organisaient un réseau de mendicité dans le centre-ville de Bordeaux, exploitant et séquestrant des jeunes majeurs et mineurs depuis plus de cinq ans.

Un réseau de traite d'humains a été démantelé. Quatre hongrois ont été condamnés par le tribunal à Bordeaux jeudi 24 mai.
Un réseau de traite d'humains a été démantelé. Quatre hongrois ont été condamnés par le tribunal à Bordeaux jeudi 24 mai. © Maxppp - Stéphane Lartigue

Bordeaux, France

Un réseau de traite d'humains a été démantelé. Quatre hongrois ont été condamnés jeudi 23 mai à Bordeaux, par le tribunal correctionnel spécialisé. Ils faisaient venir leurs victimes de Hongrie et les obligeaient à faire la manche dans le centre-ville de Bordeaux. Les peines vont de deux à cinq ans de prison ferme, pour le principal responsable du réseau. Des condamnations assorties d'une interdiction de remettre les pieds sur le sol français. 

Un couple organisait le réseau 

Un couple de hongrois, résidant dans la banlieue de Bordeaux, est au cœur de l'affaire. Ils recrutaient leurs jeunes victimes en Hongrie avec l'aide de complices, les attirant en France grâce à une promesse d'embauche, selon le parquet. Arrivées en France, elles se retrouvaient dépourvues de ressources, isolées. Le couple les hébergeait alors dans des conditions "indignes", indique le parquet. Les jeunes, majeurs et mineurs, étaient ensuite forcés à la mendicité. Leurs ravisseurs allant jusqu'à leur fournir un "kit" pour la quête, panneau, coussin et chapeau compris. A la fin de la journée, les sommes récoltées revenaient entièrement aux organisateurs du réseau, environ 80 euros par jour et par personne. 

L'enquête, commencée en 2014 a été menée par la gendarmerie de Bordeaux avec l'aide de la brigade de Mérignac. Elle a établi que le réseau d'exploitation a permis au couple de récolter plus de 60 000 euros. Une somme qu'ils transféraient sur des comptes en Hongrie avant de les retirer en liquide.