Faits divers – Justice

Quatre syndicalistes des champagne Krug et Veuve Clicquot poursuivis pour harcèlement

Par Eric Turpin et Monique Derrien, France Bleu Champagne-Ardenne vendredi 6 mars 2015 à 7:30

Champagne Veuve Clicquot (illustration).
Champagne Veuve Clicquot (illustration). © By Ra Boe - Creative commons

Quatre délégués CGT des prestigieuses maisons de champagne Krug et Veuve Cliquot sont jugés vendredi devant le tribunal correctionnel de Reims pour harcèlement moral et harcèlement sexuel.

Quatres délégués CGT  de Krug et Veuve Clicquot comparaissent vendredi devant le tribunal correctionnel de Reims. Ils sont poursuivis pour harcèlement moral et même harcèlement sexuel pour l'un d'entre eux. Les faits sont d'autant plus surprenants que les victimes sont des salariés, parfois même des cadres de ces perstigieuses maisons de champagne.

Trois jeunes femmes se sont contituées partie civile dans le dossier de harcèlement sexuel. L'une d'entre elle estime par ailleurs avoir été victime d'une dicrimination à l'embauche, sur pression de la CGT auprés de  la direction de Veuve Clicquot  Krug. 

Elle devait être embauchée en CDD chez Veuve Clicquot, mais la CGT s'y est opposée et la direction se serait inclinée. « Ils abusent de leur pouvoir  » , explique-t-elle à France Bleu Champagne-Ardenne, ajoutant que la direction avait peur du déclenchement d'une grève.  

La CGT, puisssant syndicat du champagne

Une CGT tres puissante, c'est  le résultat d'une lutte syndicale efficace. La jeune femme en convient : « leur foce, c’est le fait d’avoir toujours milité pour l’ouvrier, pour les primes, pour les salaires, ce qui est bien. Par contre, il y a d’autres choses qui sont faites et qui ne sont pas correctes » .

Et les conséquences peuvent être redoutables pour ceux qui ne s'inclinent pas. « on m’a demandé de relater ce qui se passait au sein de la société Krug. Le harcèlement moral, le harcèlement sexuel. Mon courrier devait rester anonyme », raconte cette ancienne salariée, « un mois et demi après, on m'a dit qu'on ne pouvait plus me garder parce que la CGT faisait pression ». Elle a alerté le secrétaire général de la CGT. Elle n'a toujours pas de réponse.

C'est l'inspection du travail qui a tiré la sonnette d'alarme en décembre 2013. Elle a transmis un rapport à la direction de Veuve Clicquot Krug sur des situations de souffrances après avoir entendu une trentaine de salariés de Veuve Clicquot  et Krug. Elle évoque le harcèlement moral et sexuel, les menaces physiques, les intimidations sur les salairés qui ne s'encartent pas ou qui refusent de suivre un mouvement de grève lancé  par le CGT.

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