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Retrait de Benjamin Griveaux : que risquent les personnes qui ont publié et relayé les vidéos intimes ?

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Benjamin Griveaux a retiré sa candidature à la mairie de Paris, ce vendredi, site à la diffusions de vidéos à caractère sexuel qui lui ont été attribuées. Le phénomène de "revenge porn", ou "vengeance pornographique", est sévèrement puni par la loi.

Benjamin Griveaux, lors de l'annonce du retrait de sa candidature, ce vendredi.
Benjamin Griveaux, lors de l'annonce du retrait de sa candidature, ce vendredi. © AFP - Lionel BONAVENTURE

Benjamin Griveaux a retiré sa candidature à la mairie de Paris, ce vendredi, site à la diffusions de vidéos à caractère sexuel qui lui ont été attribuées. La publication de ces vidéos a été revendiquée par l'artiste russe Piotr Pavlenski, qui dit avoir voulu "dénoncer l'hypocrisie" de Benjamin Griveaux. Mais que risquent ceux qui diffusent et relayent  des vidéos à caractère sexuel sans l'accord des principaux intéressés ? 

Qu'est-ce que le "revenge porn" ou la "vengeance pornographique ?"

Le "revenge porn" ou "vengeance pornographique", également appelé "pornodivulgation" était une pratique inconnue il y a quelques années. Ce phénomène consiste donc à publier sur internet des photos ou vidéos intimes sans le consentement des personnes concernées. 

Un exemple assez représentatif est l'échange, dans l'intimité d'un couple, de photos ou vidéos à caractère sexuel. Lors d'un conflit ou après la rupture, l'un des membres du couple diffuse ce contenu par esprit de vengeance, à des proches ou sur les réseaux sociaux.
Les images peuvent très bien avoir été prises, sur le moment, par la personne ou avec son autorisation. Mais la personne qui les avait reçues à l'époque choisit de les publier sans l'accord de celle qui figure sur les photos ou vidéos. La diffusion de telles images est donc punie, et les peines sont aggravées si les images montrent des mineurs.

Que risquent ceux qui diffusent les images ?

Depuis 2016 et l'adoption de la loi "pour une République numérique", la diffusion de "revenge porn" est passible de 2 ans d'emprisonnement et 60.000 euros d'amende. Dans la loi qui les pénalise, les vengeances pornographiques sont définies comme "le fait de transmettre ou diffuser, sans le consentement de celle-ci, l'image ou la voix d'une personne, quand l'enregistrement, l'image ou la vidéo sont sexuellement explicites".
La loi prévoit donc de punir par les mêmes peines tous ceux qui diffusent ces images, même par une simple republication sur les réseaux sociaux. "Le consentement est au centre de la loi : ce que j'ai accepté dans la sphère privée ne vaut pas pour la sphère publique", souligne Justine Atlan.

Des cas qui se multiplient

Les cas se sont multipliés avec l'explosion des réseaux sociaux. La publication d'images intimes "est souvent une mesure de rétorsion, après qu'un des membres du couple se soit senti maltraité", explique Justine Atlan, directrice de l'association e-Enfance à l'AFP. "Ce comportement est assez répandu chez les jeunes, qui ont intégré le numérique dans leurs rapports affectifs et sexuels", souligne Justine Atlan. "Le smartphone est un outil très intime, et a en même temps une capacité de médiatisation très forte. Il peut pousser à une réaction de vengeance très impulsive".

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