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Faits divers – Justice

Quel préjudice pour les Chibanis ?

mercredi 31 janvier 2018 à 2:01 Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris

Le tribunal de Paris se prononce ce mercredi pour les 848 cheminots d'origine marocaine, qui estiment avoir été discriminés durant toute leur carrière par la SNCF. Ils réclament 600 millions d'euros à leur employeur. Le délibéré sera rendu cet après-midi à la Cour d'appel de Paris.

Après plusieurs années de procès, les chibanis réclament 600 millions d'euros de préjudice pour la reconnaissance de leur discrimination à la SNCF
Après plusieurs années de procès, les chibanis réclament 600 millions d'euros de préjudice pour la reconnaissance de leur discrimination à la SNCF © Maxppp - Nathalie Doménégo

Cour d'appel de Paris

Après un procès en appel, en mai dernier, mettant en cause la SNCF, le tribunal de Paris se prononce ce mercredi pour les 848 cheminots d'origine marocaine, qui estiment avoir été discriminés durant toute leur carrière. Ils réclament 600 millions d'euros à leur employeur. Cela fait des années qu'ils attendent la reconnaissance de cette discrimination...

La plupart sont aujourd'hui à la retraite, et la moitié sont naturalisés.  Embauchés entre 1970 et 1983, bien qu'en CDI,  ces chibanis, "cheveux blancs" en arabe,  n'ont, pour la plupart, pas bénéficié du "statut" avantageux des cheminots,  réservé aux ressortissants européens.  En septembre 2015, la SNCF a été condamnée aux Prud'hommes pour discrimination dans la quasi-totalité des dossiers... condamnée à leurs verser 170 millions d'euros, au total, de dommages et intérêts.  

En appel, en Mai dernier, les avocats de la société nationale de transport ferroviaire  ont nié toute différence de traitement,  expliquant, dans leurs plaidoiries,   que, dans la mesure où ils étaient "sans qualification",  ces cheminots n'avaient "qu'une très faible chance,  d'arriver à une position cadre". 

Réplique des avocats des chibannis : "Ils ont été traités "à part" et majoritairement "cantonnés" aux plus basses catégories". Ils n'ont donc pas pu bénéficier des mêmes salaires ni de la même évolution de carrière.  

Ils demandent donc 600 millions d'euros de préjudice. Exorbitant, selon la SNCF, qui fait le calcul :  cela revient à 700.000 euros par plaignant.   

Réponse cet après-midi, à la Cour d'appel de Paris,  où le délibéré sera rendu.