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Qui a tué Christine et enterré son corps dans le jardin ? Sa sœur jugée pour recel de cadavre

Saint-Martin-des-Besaces, France

C'est une affaire à peine croyable qu'examine la cour d'assises du Calvados. Celle d'une femme de 60 ans accusée de n'avoir rien dit pendant 16 ans concernant la disparition de sa sœur et qui a fini par indiquer où se trouvait son cadavre. Une partie des faits étant prescrits, elle comparait seule.

L'accusée âgée de 60 ans comparait libre. Elle est sous contrôle judiciaire. C'est elle qui a avoué en 2014 où sa sœur avait été enterrée 16 ans auparavant.
L'accusée âgée de 60 ans comparait libre. Elle est sous contrôle judiciaire. C'est elle qui a avoué en 2014 où sa sœur avait été enterrée 16 ans auparavant. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Les faits remontent à l'année 1998. Cette année là une femme disparaît sans que personne ne s'en inquiète. Elle est au cœur d'un imbroglio conjugal. Avec un homme qui entretient successivement des relations avec elle et sa sœur, et des enfants nés des deux unions. Après sa disparition, le couple reste vivre dans sa maison à Saint Martin des Besaces dans le Calvados jusqu'en 2006, avant de s'envoler pour le Canada. Ce n'est quand 2010, quand le couple se sépare que l'homme dénonce son ex, l' accusant d'avoir tué sa sœur.

"Au premier coup de pelle, on a découvert les ossements"

L'enquête confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Caen sera longue et complexe. Bloquée de longs mois car il faut obtenir l'accord des autorités canadiennes pour aller interroger la sœur qui est toujours là bas. Finalement en 2014, passée au détecteur de mensonge, elle révèle l'endroit où sa sœur est enterrée. "A l'angle du pigeonnier dans le jardin de la maison de Saint Martin des Besaces". "Au premier coup de pelle, on a découvert les ossements" relate le directeur d'enquête Jean-Marc Hayes. 

Les deux ex amants se renvoient la balle

Les deux anciens amants sont renvoyés devant les assises. Lui pour meurtre, elle pour recel de cadavre. Sauf que les faits sont anciens et que lui obtient de la chambre de l'instruction qu'ils soient prescrits. Ce négociant automobile, à la "grande gueule" assumée, est présent au procès, mais en tant que témoin. Il accuse son ex de s'être immiscée dans le couple qu'il formait avec Christine et de l'avoir tué. Ce qu'on ne saura jamais puisque le faits sont prescrits. Mais l'accusée, frêle silhouette à la voix fluette, rapporte une vie de soumission à ses côtés. "Il me terrorisait, j'avais tout le temps peur pour moi et mes enfants". Au point de ne rien dire de la disparition de Christine pendant 16 ans ? Au point aussi d'avoir usurpé son identité pour hériter de leur mère ou vendre sa maison de Saint Martin des Besaces ?

Il avait dit avoir vu sa tante avec une brouette dans la cour de la maison

Le fils de Christine avait déclaré à l'époque avoir vu sa tante avec une brouette très tôt un matin dans la cour de la maison. Mais il ne se souvient plus aujourd'hui "s'il l'a vraiment vu ou si on lui a raconté". "Elle n'aurait de toute façon pas été capable de creuser le trou où on a retrouvé les reste humains" rapporte le directeur d'enquête. Restes moulés dans la chaux "pour empêcher les odeurs de remonter". Il ajoute qu'elle était également "soulagée de se livrer enfin". Mais elle conserve sa part d'ombre. Elle reste très évasive sur la nature de sa relation avec sa sœur. Une amie de Christine elle y va sans détour, racontant cette confidence que cette dernière lui avait livré quelques jours avant sa disparition : "ma sœur veut me voler ma vie". 

Le verdict sera rendu ce vendredi après-midi par une cour d'assises sans juré, composé uniquement de trois magistrats professionnels dans la mesure où l'accusée comparait pour un délit connexe à un crime qui a été prescrit. Elle encourt deux ans de prison et 30 000 euros d'amende. 

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