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Qui dit vrai entre le maire de Cabourg et son ex femme, tous deux rejugés à Caen pour violences conjugales ?

Le maire de Cabourg (Calvados) et son ex-épouse ont été rejugés ce vendredi à Caen pour des violences conjugales réciproques survenues lors d'une dispute le 7 août 2018. Tous deux ont été condamnés en première instance et chacun continue de rejeter la faute sur l'autre. Décision le 18 juin 2021.

Tristan Duval, maire de Cabourg, et son ex épouse Solène Mauget on été rejugés en appel à Caen pour des violences commises lors d'une dispute le 7 août 2018.
Tristan Duval, maire de Cabourg, et son ex épouse Solène Mauget on été rejugés en appel à Caen pour des violences commises lors d'une dispute le 7 août 2018. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Nouveau face à face tendu pour les ex-époux Duval devant la justice ce vendredi à Caen. Tous deux ont été condamnés en première instance pour des violences commises lors d'une dispute le 7 août 2018 à leur domicile de Cabourg. Tristan Duval à trois mois de prison avec sursis. Solène Mauget à 1500 euros d'amende dont 1000 avec sursis. Devant la cour d'appel, chacun a continué de rejeter la faute sur l'autre.

"22 femmes qui ont partagé sa vie attestent que mon client n'est pas violent" 

"Jamais de ma vie je n'ai levé la main sur une femme." C'est la ligne de défense de Tristan Duval qui raconte comment il est tombé éperdument amoureux de la jeune femme, "mais j'étais aveuglé, et elle ne va pas bien" répète-t-il. "Crises de jalousie, SMS par centaines, menace avec un couteau, elle est folle" se désole-t-il. "Vous êtes un homme battu ?" lui lance Marie-Alix Canu-Bernard, l'avocate de Solène Mauget. "Battu non, violenté oui" répond-il. Et pour attester que son client n'est pas violent, son avocat Benjamin Louzier produit les déclarations des 22 femmes qui ont partagé la vie de l'édile cabourgeais. "Toutes disent la même chose, il n'est pas violent.

Cote cassée, blessures au visage, "c'est elle qui porte les stigmates des violences"

Mais lors de la dispute du 7 août 2018, un cycliste l'a vu à califourchon sur elle dans le jardin, ce que les enfants de Tristan Duval raconteront également. "J'essayais de récupérer mon téléphone" se défend-il. "Mais c'est elle qui porte les stigmates des violences, rappelle l'avocate de Solène Mauget. Elle a une cote cassée, un hématome et une griffure au visage." Tristan Duval explique qu'elle s'est jetée sur lui. "Il l'a repoussée sur le grillage, c'était de la légitime défense, juge maître Louzier. La violence conjugale n'a pas de sexe.

Il l'accuse d'avoir médiatisé l'affaire, elle s'en défend

Une défense mise à mal par le rapport de la médecin légiste à l'audience. "Ces blessures peuvent correspondre à des coups directs" estime-elle. Tristan Duval lui a eu le pull déchiré et une morsure de défense. "Remettons l'église au milieu du visage, c'est elle, frêle jeune femme de 48 kilos, la victime et pas lui" s'emporte maître Canu-Bernard. Tristan Duval accuse son ex d'avoir voulu médiatiser l'affaire dès le lendemain pour le salir. Elle s'en défend. "Et quand bien même ! reprend son avocate, en tant qu'élu local il se doit d'être irréprochable. Au contraire il a fait des tracts aux frais du contribuable pour donner sa version des faits."

Les torts partagés selon l'avocat général "mais les deux ne boxent pas dans la même catégorie"

"Vous jugez à longueur d'années des affaires du même ordre, intervient l'avocat général Marc Faury. Celle-ci n'est pas la plus éloquente, mais elle illustre la pire des lois au sein d'un couple, la raison du plus fort". Selon lui, les responsabilités sont de toute évidence partagées. "Mais l'un et l'autre ne boxent pas dans la même catégorie. Je peux admettre la réciprocité des torts, mais pas leur égalité". Il requiert la confirmation de la peine de première instance pour Tristan Duval, soit trois mois de prison avec sursis. Et pour Solène Mauger, la même peine d'amende mais entièrement assortie du sursis. 

La cour rendra sa décision le 18 juin prochain à 8h30. 

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