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DOSSIER : Meurtre d'Adrien Perez

Qui était Adrien Perez, dont on juge les meurtriers présumés lundi à Grenoble ?

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Par , , France Bleu Isère, France Bleu

Ce 21 juin, s'ouvre devant la cour d'assises de l'Isère, à Grenoble, le procès des meurtriers présumés d'Adrien Perez. Ce jeune homme de 26 ans est mort en 2018 d'un coup de couteau en plein cœur, en s'interposant dans une bagarre, pour protéger un ami. Son histoire a ému bien au delà de l'Isère.

Un regard bleu et franc, un grand sourire, un air avenant. Les images d'Adrien Perez, partagées dans les médias et sur les réseaux sociaux depuis la mort tragique du jeune homme, fin juillet 2018, parlent d'elles-mêmes. Alors qu'il fêtait son anniversaire en boîte de nuit, le jeune homme a été tué d'un coup de couteau en plein cœur.

Un garçon sympathique, sans histoire, mort en héros

La scène a eu lieu sur un parking de boîte de nuit, à Meylan, près de Grenoble, le 29 juillet 2018, au petit matin. Des amis d'Adrien s'étaient déjà disputés avec trois autres garçons durant la nuit. Quand ils se croisent à nouveau sur le parking, à l'aube, la bagarre repart, ultra violente. "Une véritable boucherie" diront certains témoins. Un des amis d'Adrien tombe à terre et se fait rouer de coups, notamment à la tête. Un autre se prend plusieurs coups de lame. Quand il voit la situation, Adrien s'interpose. La lame d'un couteau lui transperce le cœur. Il mourra, à six heures du matin, sur le parking de la discothèque le Phoenix. Les secours ne pourront rien faire pour le sauver. Il avait eu 26 ans, à peine cinq jours avant.

Lors de ses funérailles, sa famille parle d'un jeune homme ouvert souriant, aimant sa famille, tendre avec ses parents et sa petite sœur. Un garçon sympathique et sans histoire. Ses amis tiennent à souligner qu'il est "mort en héros", "Adrien m'a sauvé la vie, en perdant la sienne" déclare l'un, Thibaut, tandis que l'autre Matthieu, hospitalisé dans un état critique assure que les agresseurs "ne lui ont laissé aucune chance".

Un niveau de "violence insupportable" dénoncé par des maires de l'agglomération grenobloise

Son histoire touche d'abord les Grenoblois, dont la ville et son agglomération sont, cet été là, le théâtre régulier de violences. Mais ce fait-divers prend une autre ampleur quand les maires de l'agglomération dénoncent un "niveau de violences insupportable", "depuis des années" et "la mise en place d'une police de proximité". Jean-Philippe Blanc, le maire de Meylan, réclame que les voyous "aient peur de la justice, car ce n'est pas le cas aujourd'hui" regrette-t-il.

Renzo Sulli, le maire communiste d'Échirolles, déclare également : "nous avons effectivement, dans l'agglomération grenobloise, vécu ces dernières années des événement graves" souligne l'élu, précisant qu'il n'y a pas, par rapport aux années passées, beaucoup plus de cas d'incivilités ou de délinquance, "mais un niveau de violence insupportable qui a été atteint". "Il nous faut des mesures qui ne soient pas des mesures où on laisse à la police régler les dysfonctionnement de la société. Il faut renforcer la police de proximité, la présence, la collaboration avec la justice et les services sociaux. Il n'y a que comme ça que nous arriverons à avoir une agglomération apaisée et qui ne donne plus ce sentiment d'impunité" demande l'élu communiste.

Les promesses du gouvernement 

L'émotion est telle que Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, interrompt ses vacances mi-août, pour rendre visite aux secouristes et promettre de "recruter 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires au cours du quinquennat" et reconnaît qu'il y aura "sûrement un effort pour cette zone" [l'agglomération grenobloise NDLR]. En septembre 2018, le préfet de l'Isère annonce même l'organisation d'une rencontre entre le ministre de l'Intérieur et les maires de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d'Hères pour parler des questions de sécurité dans la métropole.

Deux ans plus tard, les parents Perez interpellent le Premier ministre à la télévision. Ils reprochent au gouvernement de n'avoir toujours rien fait, Jean Castex réitère alors, lui aussi la promesse de recruter 10.000 policiers durant le quinquennat d'Emmanuel Macron. En 2018, Gérard Collomb avait mis en garde et rappelé qu'il fallait du temps pour former un policier, "une formation de policier c'est un an" avait-il déclaré. À moins d'un an de la prochaine élection présidentielle de 2022 et donc, de la fin de mandat d'Emmanuel Macron, c'est aujourd'hui, l'heure des comptes.

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