Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Qui sont les deux Français enlevés en Haïti ?

-
Par , , , France Bleu

Dix personnes, dont sept religieux, ont été kidnappées dimanche 11 avril près de Port-au-Prince en Haïti alors qu'ils se rendaient à une cérémonie. Parmi eux, le père Michel Briand originaire de Bretagne et sœur Agnès Bordeau, religieuse mayennaise.

Haïti, dans les hauteurs autour de Port-au-Prince, la capitale.
Haïti, dans les hauteurs autour de Port-au-Prince, la capitale. © Radio France - Nathanael Charbonnier

Deux Français originaires de l'Ouest de la France, une religieuse du département de la Mayenne et un prêtre de l'Ille-et-Vilaine installé en Haïti depuis plus de trente ans, figurent parmi les sept religieux enlevés dimanche dans ce pays des Caraïbes en proie à une forte insécurité. Le groupe a été kidnappé près de la capitale Port-au-Prince alors qu'il "se rendait à l'installation d'un nouveau curé" a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Conférence des évêques haïtiens. Les ravisseurs réclament une rançon d'un million de dollars. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris ce lundi pour "enlèvement et séquestration en bande organisée".

Un prêtre originaire d'Ille-et-Vilaine, engagé dans le pays depuis 35 ans

Originaire de Messac en Ille-et-Vilaine le père Michel Briand, 67 ans, appartient à la Société des prêtres de Saint-Jacques, une société missionnaire basée à Guiclan (Finistère) qui compte une quinzaine de prêtres en Haïti. 

Surnommé "le curé des pauvres", il a effectué sa première mission dans le pays caribéen "en 1985" a précisé le père Paul Dossous, supérieur général de la Société des prêtres de Saint-Jacques sur franceinfo ce lundi à la mi-journée. En 2010, le journal chrétien "La vie" lui avait consacré un portrait. Le père Michel Briand racontait alors avoir déjà été victime de jeunes trafiquants de drogue qui avait voulu "lui faire la peau". Blessé par balles le 31 août 2015 dans une rue de Port-au-Prince alors qu'il sortait d'une banque, Michel Briand était retourné sur l'île après avoir été soigné en Bretagne.

"C'est quelqu'un de très engagé et qui aime profondément ce pays. Il y est très bien intégré, reconnu et apprécié," a confié le père André Siohan, à France Bleu Armorique. "C'est son pays de cœur, il se donne, il est curé d'une paroisse dans la banlieue de Port-au-Prince, à Saint-Roch, et il est aussi directeur d'une école qu'on appelle école presbytérale en Haïti. C'est quelqu'un de très impliqué dans la vie du pays", a confirmé le père Paul Dossous.

"Pour l'instant on sait qu'ils sont en vie", a-t-il ajouté. "Je ne pense pas qu'ils étaient visés, il n'y a pas une raison particulière. Je pense qu'ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment (...) On essaye de faire ce que nous pouvons de notre côté pour qu'ils soient libérés le plus tôt possible."

Le père Michel Briand (ici à droite) fait partie des otages.
Le père Michel Briand (ici à droite) fait partie des otages. - Société des prêtres de Saint-Jacques

Sœur Agnès Bordeau, religieuse originaire de Mayenne

L'autre Française prise en otage est une religieuse, originaire de Peuton, au sud de Quelaines-Saint-Gault en Mayenne. Sœur Agnès Bordeau appartient à la congrégation des Sœurs de la Providence de la Pommeraye, basée dans le Maine-et-Loire.

Passée par le Guatemala et le Honduras entre 1991 et 2015, elle vit en Haïti depuis décembre 2018. Dans un portrait publié par le journal La Croix en 2010, elle racontait avoir déjà été séquestrée au Guatemala : "Je savais qu'ils pouvaient me tuer mais je n'ai pas eu peur" témoignait-elle alors.

Quelques mois après son arrivée en Haïti, elle avait évoqué les dangers de sa mission sur le site internet de la Providence de la Pommeraye. "Face à tant d'insécurité et de souffrance en Haïti, je pourrais être tentée de rentrer en France, mais j'essaierai de faire confiance à Dieu pour faire ce qu'il veut", écrivait-elle.

La police haïtienne soupçonne un gang armé, baptisé "400 Mawozo", d'être à l'origine du rapt. Les enlèvements contre rançon ont connu une recrudescence ces derniers mois à Port-au-Prince comme en province, témoignant de l'emprise grandissante des gangs armés sur le territoire haïtien.
 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess