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Faits divers – Justice

Quinze ans après l'effondrement du terminal 2E de Roissy, Aéroports de Paris condamné à 225.000 euros d'amende

mercredi 13 mars 2019 à 17:16 Par Thomas Schonheere, France Bleu Paris et France Bleu

Le groupe Aéroports de Paris a été condamné ce mercredi pour homicides et blessures involontaires à 225.000 euros d'amende, quinze ans après l'effondrement d'une partie du terminal 2E de Roissy. La catastrophe avait fait quatre morts et sept blessés.

Le 23 mai 2004, six arcs en béton et quatre passerelles du terminal 2E de Roissy se sont effondrés sur une trentaine de mètres.
Le 23 mai 2004, six arcs en béton et quatre passerelles du terminal 2E de Roissy se sont effondrés sur une trentaine de mètres. © Maxppp - Alain AUBOIROUX

Bobigny, France

C'est la peine maximale qui a été prononcée, ce mercredi, par le Tribunal correctionnel de Bobigny : Aéroports de Paris (ADP) a été condamné à 225.000 euros d'amende pour sa responsabilité dans l'effondrement d'une partie du terminal 2E de l’aéroport de Roissy, le 23 mai 2004. Le groupe aéroportuaire a été reconnu coupable d'homicides et blessures involontaires.

"Techniquement inabouti"

En plus du groupe aéroportuaire, trois sous-traitants ont été condamnés par le Tribunal correctionnel de Bobigny : 150.000 euros d'amende pour le bureau de certification Bureau Veritas, 100.000 euros pour le bureau d'études Ingérop, même chose pour le constructeur GTM, une filiale du groupe Vinci. 

Selon le tribunal, le projet d'aérogare présenté par ADP à ses sous-traitants était, à l'époque, "techniquement inabouti". Le 23 mai 2004, six arcs en béton et quatre passerelles se sont effondrés sur une trentaine de mètres, tuant quatre voyageurs étrangers et blessant sept autre personnes. 

"ADP voulait une voûte que l'on avait jamais vue dans le monde, mais le groupe ne s'est pas encadré de toutes les vérifications techniques pour assurer la fiabilité de ce projet", estime Maître Clarisse Serre, l'avocate de la la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs, qui s'est portée partie civile.

Maître Clarisse Serre met également en cause la "toute-puissance", à l'époque, du groupe ADP : "Certaines sociétés sentaient qu'il pouvait y avoir des problèmes et elles ont pu le pointer du doigt, sans aller jusqu'au bout parce qu'elles n'osaient rien dire contre ADP."

Les avocats du groupe n'ont pas souhaité faire de commentaire.