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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Radars incendiés en Indre-et-Loire : 6 mois de prison ferme pour 2 gilets jaunes

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Le tribunal correctionnel de Tours jugeait ce vendredi 5 gilets jaunes impliqués dans l'incendie de 4 radars en Indre-et-Loire en une semaine. Deux auteurs ont été condamnés à 6 mois de prison ferme mais avec aménagement de peine.

Le radar de la rocade au niveau de la sortir Savonnières a été incendié le 4 février
Le radar de la rocade au niveau de la sortir Savonnières a été incendié le 4 février © Radio France - Yohan Nicolas

Cinq personnes âgées de 20 à 58 ans (deux femmes et trois hommes), et se revendiquant du mouvement des gilets jaunes, comparaissaient ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Tours  pour l'incendie en une semaine de quatre radars automatiques en Indre-et-Loire : trois radars sur la rocade de Tours, et un à la Ville-aux-Dames. 

Arrêtées en flagrant délit le 19 février dernier alors qu'elles tentaient de repasser à l'action sur un péage à Monnaie, elles étaient jugées pour tentative de dégradation par incendie, dégradation par incendie et association de malfaiteurs. Un délit passible de dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende. À la barre, les cinq prévenus poursuivis ont exprimé des regrets au cours de l'audience. Ils ont semblé un peu dépassés par les événements.

On est allé trop loin

"Je regrette"! "Je ne comprends pas"! "C'était l'escalade" ! "J'aurai voulu arrêter mais on est allé trop loin"! Les prévenus ont fait acte de contrition à la barre. "Un procès d'hommes et de femmes", a tenu a rappeler le président du Tribunal, et non pas "le procès des gilets jaunes"

Le procureur abonde. Pour lui, "il ne s'agit pas de gilets jaunes qu'on juge, mais des délinquants organisés qui planifient leurs agissements". Il requiert donc six mois de prison pour quatre des cinq prévenus. Trois mois pour le dernier, qui n'était présent que pour la tentative d'incendie à Monnaie. Dans sa plaidoirie, l'avocate du plus jeune des prévenus (20 ans) estime au contraire qu'il faut individualiser la peine, "car il ne s'agit pas d'une bande organisée mais d'amateurs". "Ils ont été interpellés en 15 jours seulement". "On veut juger vite", rajoute-t-elle. "On veut faire d'eux un exemple"

Les prévenus ne dormiront pas en prison

Mais le tribunal les déclare finalement coupables et retient la qualification d'association de malfaiteurs. Deux prévenus, un homme et une femme, écopent de six mois ferme avec aménagement de peine grâce au bracelet électronique. Un autre prévenu est condamné à quatre mois ferme. Les deux derniers  repartent avec trois mois avec sursis. 

L'agence judiciaire d'État était partie civile dans ce procès. Elle estime le préjudice à 80.000 euros pour l'instant. Une audience en civil sur ce volet "réparation" aura lieu en avril prochain.

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