Faits divers – Justice

Enlèvement de Jacqueline Veyrac : sept personnes mises en examen

Par Germain Arrigoni, France Bleu Azur et France Bleu dimanche 30 octobre 2016 à 18:57 Mis à jour le dimanche 30 octobre 2016 à 23:05

Le restaurant La Réserve.
Le restaurant La Réserve. © Maxppp -

Six personnes ont été mises en examen dimanche soir pour enlèvement, séquestration et extorsion concernant l'enlèvement de Jacqueline Veyrac, une riche hôtelière de la Côte d'Azur. Un autre suspect est poursuivi pour non empêchement de crime.

Depuis dimanche matin, sept personnes étaient présentées devant des juges d'instruction de Nice pour le rapt de Jacqueline Veyrac. Six d'entre elles ont été mises en examen pour enlèvement, séquestration et extorsion et cinq ont été placées en détention. Elles encourent la réclusion criminelle à perpétuité du fait de la qualification retenue d'association de malfaiteurs en bande organisée.

Une septième personne a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire pour non empêchement de crime. Il s'agit d'un policier à la retraite reconverti en détective privé qui aurait été informé du rapt mais n'aurait pas prévenu la police, a expliqué le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, lors d'une conférence de presse. Il encourt jusqu'à 5 ans d'emprisonnement.

Au total, à la suite de l'enlèvement lundi dernier de Jacqueline Veyrac, riche hôtelière niçoise âgée de 76 ans, neuf personnes avaient été, après sa libération fortuite deux jours plus tard, placées en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Nice.

L'ancien gérant de "La Réserve", commanditaire présumé ?

Un restaurateur italien, Giuseppe S. apparaît d'ores et déjà comme le commanditaire présumé du rapt. Installé à Nice, il avait géré, entre 2007 et 2009, le restaurant La Réserve, sur le bord de mer de Nice, un établissement appartenant à la famille Veyrac. En 2009, sa société avait été mise en liquidation et il en aurait, selon les éléments recueillis par les enquêteurs, conçu une rancoeur tenace à l'égard de sa propriétaire: le rapt, au cours duquel une demande de rançon devait être formulée, aurait eu pour but de récupérer ainsi l'argent perdu à l'époque.

D'autres personnes sont soupçonnées d'avoir pu participer à l'organisation elle-même du rapt: Luc G., dit "Tintin", ancien photographe de presse et paparazzi, aurait ainsi placé une balise sous le véhicule de Mme Veyrac pour la pister. Un Anglais, ancien des forces spéciales britanniques vivant en SDF à Nice, aurait assuré des surveillances. Un détective, ancien policier, aurait par ailleurs pu avoir été au courant du rapt sans prévenir la police.

D'autres mises en cause apparaissent comme des hommes de main qui auraient participé directement à l'enlèvement de Mme Veyrac, lequel avait été perpétré par trois hommes, lundi midi, en plein centre-ville de Nice.

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