Faits divers – Justice

Rassemblement à Bordeaux contre les violences homophobes

Par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde mercredi 2 septembre 2015 à 7:00

Agressées pour un baiser
Agressées pour un baiser © Maxppp - maxppp

Plusieurs associations dont la LGBT ont prévu de se rassembler ce mercredi soir à Bordeaux en soutien aux deux lycéennes agressées la semaine dernière. Les deux mineures ont été insultées puis frappées après avoir échangé un baiser, place de la Bourse. Leurs agresseurs seront jugés à la fin du mois.

Un rassemblement est prévu ce mercredi soir à 19h place de la Bourse à Bordeaux en soutien à deux lycéennes agressées la semaine dernière alors qu'elles s'embrassaient. C'est un rassemblement à l'appel de la fédération LGBT, les associations Lesbiens, gays, bi et trans relayé à Bordeaux par le Girofard.

Les deux lycéennes de 17 ans ont été rouées de coups dans la nuit de mardi à mercredi dernier par cinq autres jeunes âgés de 14 à 28 ans, mais le parquet n'a pas retenu le caractère homophobe des faits. Parmi les agresseurs, deux mineurs ont été placés en liberté surveillée et deux majeurs déférés au parquet. Ils comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, le 30 septembre prochain.

Les jeunes filles qui s'embrassaient n'ont pas supporté les insultes et en sont venus aux mains. L'une d'entre elle, a fini aux urgences avec une ITT (une incapacité totale de travail) de 10 jours.

"Les insultes qui mènent à ce type d'agression sont encore malheureusement monnaie courante. Ce genre de chose n'est pas à prendre à la légère." — Paul Vinot, vice-président de la LGBT Gironde

Selon Paul Vinot, vice-président de la LGBT Gironde, ce type d'agression n'est pas rare et la loi sur le mariage gay n'a pas forcément arrangé les choses . En plein débat à l'Assemblée Nationale, le patron d'un bar bordelais fréquenté par des homosexuels, avait été tabassé derrière son comptoir. Son agresseur a été condamné en avril dernier, à deux ans de prison dont 14 mois avec sursis.

"Des agressions qui n'ont pas lieu d'être"