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Rassemblement devant le commissariat d'Auxerre en hommage à la policière tuée à Rambouillet

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Par , France Bleu Auxerre

Une cinquantaine de personnes se sont réunies ce lundi soir devant le commissariat d'Auxerre en hommage à Stéphanie Monfermé, la fonctionnaire de police assassinée à Rambouillet vendredi. Ils demandent plus de moyens et plus de respect pour la police.

Des élus, des policiers et des habitants se sont réunis lundi soir devant le commissariat d'Auxerre pour rendre hommage à la policière tuée à Rambouillet
Des élus, des policiers et des habitants se sont réunis lundi soir devant le commissariat d'Auxerre pour rendre hommage à la policière tuée à Rambouillet © Radio France - Delphine Martin

Pas de slogans, pas de discours, pas de pancartes.... rien que des visages sombres et du silence, devant le commissariat d'Auxerre. Il est 17h30 ce lundi 26 avril. Une cinquantaine de personnes sont rassemblées, pour rendre hommages à Stéphanie Monfermé, cette fonctionnaire de police assassinée à Rambouillet dans les Yvelines, vendredi.

Un manque de moyen

Devant l'hôtel de police, il y avait des élus (notamment Julien Odoul le porte-parole du Rassemblement National, le maire d'Auxerre Crescent Marault, et deux de ses adjoints : Carole Cresson Giraud et Sébastien Dolozilek), mais surtout des fonctionnaires de police, comme Fabien, qui se devait d'être présent : "une collègue qui est assassinée lâchement dans un attentat terroriste sur le sol français, ça paraît normal que toutes les personnes de la profession viennent se présenter devant les commissariats", dit-il. 

Il déplore toujours et encore un manque de moyens pour assurer des missions de plus en plus variées : "On voit bien que depuis un certain nombre d'années, les effectifs de la police ont considérablement baissé en France. On est de moins en moins nombreux. Rambouillet, c'est une petite ville, plus petite qu'Auxerre. Ça peut arriver n'importe ou, à n'importe quel endroit du territoire. Je pense qu'on est tous potentiellement en danger parce que c'est un ennemi invisible. Il faut juste être vigilant, mais on manque cruellement d'effectifs dans la police. On a beau le dire et le redire, je crois que les gouvernements, tant qu'ils n'en auront pas pris conscience qu'ils ne remettront pas des hommes dans notre profession et sur le terrain notamment... Moi, je suis un policier de terrain et je trouve qu'il y a un manque cruel", ajoute le fonctionnaire. Il regrette aussi la mauvaise image des policiers véhiculée selon lui par les médias, notamment un documentaire diffusé sur France 2 la veille du drame de Rambouillet.

Un manque de respect

Quelques mètres plus loin, un policier à la retraite, Ben, hoche la tête. Cet homme le dit franchement : il ne comprend pas ce qui est en train de se passer dans son pays : "franchement, je ne comprends pas. On ne respecte plus la police en France, je ne comprends plus. Moi, j'ai connu la police il y a 30 ans, 35 ans en arrière, il y avait plus de respect. Je ne sais pas si c'est la police qui a changé ou la formation des jeunes... mais je pense que c'est la société qui veut ça. En tout cas je suis bien content d'être parti à la retraite", conclut tristement le retraité.

Ils sont où les gens ?

Françoise et son époux Daniel, deux retraités auxerrois, partagent cette incompréhension. Leur fils ainé était dans la police, il a souffert d'une dépression. Et c'est toute la profession que ces parents aimeraient voir mieux défendue. "On ne soutient pas assez notre police ! C'est bien gentil d'en avoir besoin quand on est dans la merde en parlant franchement, mais il n'y a personne là ! Ils sont où les gens qui les appellent quand ils ont besoin d'eux ? Il y a un manque de reconnaissance, un manque de moyens. Il y a eu 10.000 postes de policiers qui ont été supprimés. Et ça, c'est énorme. On oublie que c'est avant tout des humains, des hommes. Non, mais faut faire quelque chose là. Stop !"

Au même moment, un rassemblement était organisé devant le commissariat de Police de Sens. Une trentaine de personnes y étaient rassemblées.

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