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RÉACTIONS - Affaire Lola : "J'ai eu les réponses que j'attendais"

Alors que le policier auteur du tir de LBD, qui avait gravement blessé l'étudiante, a été condamné ce vendredi à Bayonne, Lola Villabriga réagit à la sortie de l'audience, une fois la décision de justice rendue.

Lola Villabriga à la sortie de l'audience au palais de justice de Bayonne
Lola Villabriga à la sortie de l'audience au palais de justice de Bayonne © Radio France - Stéphane Garcia

Le policier bordelais, âgé de 43 ans, a comparu ce vendredi en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Il a reconnu les blessures involontaires et accepté la peine proposée par le procureur de la République. Il a donc été condamné à 15 euros d'amende durant 90 jours, soit 1350 euros au total. Il était jugé pour violences involontaires après un tir de LBD ayant gravement blessé Lola, une jeune manifestante, aujourd'hui âgée de 20 ans. Sa réaction, comme celle de son avocate, l'avocat de la défense et celle du syndicat du fonctionnaire.

Sophie Bussiere, et sa cliente, Lola
Sophie Bussiere, et sa cliente, Lola © Radio France - Stéphane Garcia

Lola, après l'audience : "C'était éprouvant, mais j'ai eu les réponses que j'attendais, j'ai eu droit à des regrets de sa part, c'était important pour moi, ça m'a fait du bien, c'est déjà une étape en plus qui a été franchie. Je suis contente d'avoir eu cette chance d'avoir eu un procès. Il a tenu à me dire qu'il regrettait son geste qui m'a touché à moi personnellement. C'est lui qu'a rendu compte à sa hiérarchie, du fait qu'il avait tiré ce jour là, et c'est parce qu'il s'est dénoncé, qu'on a pu trouver son identité. C'est important pour moi. 

"Que ça puisse servir pour la suite, que ça ouvre un débat ? C'était le but aujourd'hui aussi, on a porté le débat au delà de ce cas en particulier et essayer de questionner un peu le débat public. Je me sens mieux, je me sens plus soulagé après cette séance. C'était compliqué, c'est beaucoup de stress, de pression, c'est un moment important, c'était compliqué pour moi et mes proches, je suis contente qu'on l'ait fait. J'ai cette chance qu'on ait retrouvé mon tireur, qu'il ait tenu à me parler. Je pense que tout le monde n'aura pas des réponses sur des violences. Physiquement, faudra voir pour la consolidation, pour l'instant, je vis assez normalement, j'ai accepté la cicatrice.Reprendre une vie normale, ça va prendre du temps, surtout pour le côté psychologique, ça prendra du temps, c'est déjà une étape de plus pour m'aider à avancer."

Sophie Bussiere, avocate de Lola
Sophie Bussiere, avocate de Lola © Radio France - Stéphane Garcia

Maître Sophie Bussière, avocate de Lola : "Le fait qu'il y ait pu avoir un procès qui puisse se tenir c'était un soulagement, et c'est assez rare dans ce type d'affaire. Les mots échangés entre l'auteur du tir et la victime ont fortement soulagé ma cliente. Cétait aussi le mandat donné à ma cliente qui souhaite que ce qu'elle a subi ne serve pas à rien, et nous remettons en cause l'utilisation du LBD notamment dans les maintiens de l'ordre dans les manifestations par exemple. Je ne commenterai pas cette sanction, l'essentiel est ailleurs dans ce dossier. La reconnaissance du statut de victime pour ma cliente, la tenue du procès, et le fait d'avoir pu dénoncer le type d'armes intermédiaire, c'était très important pour ma victime. C'était un débat politique, il faut sortir du déni, il faut lancer sérieusement le fait qu'en France actuellement il y a un problème dans le maintient de l'ordre et que de fait la liberté de manifester ait été atteinte."

Guillaume Sapata, avocat du policier
Guillaume Sapata, avocat du policier © Radio France - Stéphane Garcia

Maitre Guillaume Sapata, avocat de la défense : "Ce n'est pas à moi de dire s'il y a un débat ou non sur ce type d'arme, je ne pense pas qu'une enceinte judiciaire soit propice à un débat sociétal ou médiatique, une enceinte judiciaire est là pour un débat judiciaire, c'est ce qu'on a eu aujourd'hui, mais certains ont pu aussi s'exprimer sur d'autres points. J'ai pas de réaction particulière, c'est une amende prononcée à l'encontre de ce fonctionnaire de policière, une peiune est là pour sanctionner un acte, mais aussi pour sanctionner un homme, ça vaut pour tous les auteurs, ça prend en considération sa personnalité, c'est quelque chose qui est adapté au regard de la personnalité de ce fonctionnaire de police, qui est un fonctionnaire exemplaire, c'est une peine qui nous paraissait adapté, et que nous pensions pouvoir accepter, ce que nous avons fait. (Qu'il n'ait pas visé Lola), ce n'est pas ce que je dis, c'est ce que dit l'enquête, c'est ce qu'a le dit le procureur, le président, c'est une vérité judiciaire, ce n'est pas la position de l'avocat de la défense, c'est une vérité judiciaire, il a touché malencontreusement Lola Vilabriga. Vous lui demandez, elle vous dira la même chose. C'"est un acte par imprudence.  Ce sont des blessures par imprudence Il savait que c'était une volonté de sa part, qu'elle souhaitait pouvoir le rencontrer. Il ne serait pas aller au delà de sa volonté. C'est ce qu'elle a dit, elle avait besoin de voir son côté humain. Ils ont discuté, échangé, je pense qu'ils ont été touché par une émotion légitime. Il a souhaité que ce procès puisse lui permettre de se reconstruire."

Pas le procès des policiers et de leurs techniques d'intervention. ─ Olivier Hourcau, Alliance

Olivier Hourcau, secrétaire général du syndicat Alliance : "Important d'être là bien sûr pour afficher un soutien indéfectible à notre collègue et à tous les policiers de France et de Navarre. Y'a eu une enquête, ça a été soulignée par l'avocat, c'est un acte volontaire. Les partis se sont mis d'accord. L'avocat a souligné l'excellente enquête de l'IGPN, comme quoi les policiers ne sont pas au dessus des lois. On a vu qu'on pouvait faire des missions très difficiles. Certains ont essayé de se servir du tribunal comme tribune, on n'est pas là pour remettre en cause les techniques dt les doctrine d'emploi du maintien de l’ordre. On est suffisamment stigmatisés en ce moment, la police a un fond malaise, les policiers souffrent. Et aujourd'hui se servir de la tribune médiatique et surtout d'une salle d'audience pour faire le procès des policiers et de toutes les techniques d'intervention c'est un peu réducteur. On n'était pas là pour ça. Les armes intermédiaires aident, et ça a été rappelé, aux policiers d'éviter de sortir leur arme de service, pour protéger le policier mais aussi protéger autrui. Le LBD a toute sa place en tant qu'arme intermédiaire dans les manifestations et dans l'emploi au quotidien et des missions régaliennes. Il faut avoir une pensée pour la victime, elle souffre psychologiquement, physiquement. Il faut aussi penser à notre collègue qui souffre aussi physiquement, psychologiquement. Se retrouver devant un tribunal avec la victime à côté, lui et sa famille souffrent. J'ai une pensée pour les deux. C'est un acte involontaire. Ça a été reconnu par l'enquête IGPN. Les policiers ne sont pas au dessus des lois, ils sont comme tous les citoyens, ils font l'objet d'enquêtes judiciaire, administrative, on est la police la plus contrôlée au monde, aujourd'hui les parquets peuvent saisir l'IPGN pour enquêter sur des erreurs policières."

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